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Règlements de comptes à OK Macronie : ils (Blanquer, Philippe, Macron) tirent plus vite que leur ombre
©ludovic MARIN / POOL / AFP

Du sang en veux-tu, en voilà

Règlements de comptes à OK Macronie : ils (Blanquer, Philippe, Macron) tirent plus vite que leur ombre

Et à la sortie du corral, le croque-mort campé par Goscinny et Morris attend sa livraison. Il y a déjà deux blessés graves. Pour le troisième, il faudra attendre un peu.

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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C’est Mike (Blanquer) qui a dégainé le premier en annonçant la réouverture des établissements scolaires pour le 12 mai. Craignant pour la vie de leurs enfants, les parents d’élèves ont hurlé. Inquiets pour leur propre vie, les enseignants ont protesté. Et les médecins se sont demandés, s’il fallait soigner Mike.

Eddy (Philippe) qui attendait son tour a sorti prestement son Colt. Et il a  tiré sur Mike en le désavouant : la réouverture des écoles aura lieu avec discernement et pour les lycées ce ne sera pas avant le 2 juin !

A ce moment-là de l’année, les lycées n’ont de lycée que le nom. C’est la veille des vacances et les élèves n’en foutent pas une rame. Les médecins alertés ont quitté Mike pour se porter au chevet d’Eddy qui a quand même ménagé Mike car un animal blessé peut encore mordre.

Big Man (Macron) s’ennuyait ferme. Il aimait l’odeur de la poudre. Et en entendant les balles siffler, il se dit que lui aussi pouvait tirer aussi vite que son ombre. Il se saisit de sa Winchester : et une Winchester c’est autre chose qu’un Colt ? Il s’adressa à Eddy pour le sommer de retarder le débat sur le plan de déconfinement qu’il préparait.

C’est ce que réclamait la plupart des députés pour avoir le temps de l’étudier. Eddy, bravache et arrogant, refusa. Une telle désobéissance ne pouvait rester impunie.  Big Man appela les gazetiers du Point et de L’Epxress pour leur dire que cette décision était du seul ressort d’Eddy et qu’il ne l’endossait pas. Mais Eddy ne rengaina pas son colt.

Big Man regardant tristement sa Winchester qui n’avait servi à rien reporta sa vengeance à la rentrée de septembre. Il s’empressa de faire savoir qu’il aimait toujours Eddy. Et assura qu’il n’avait jamais appelé les gazetiers. Ceux-ci, c’est bien connu, sont tous des menteurs…

Ainsi il nous fut signifié qu’entre Big Man et Eddy il n’y avait pas l’ombre d’un désaccord. Et que ce qui pouvait les séparer avaient l’épaisseur d’un timbre-poste. Pour notre part, nous estimons que la distance entre eux est celle de la portée d’une Winchester et  d’un Colt.

Pendant que la France est en crise, ces cowboys d’opérette font mumuse avec leurs pistolets à bouchon. Pour les qualifier, il convient de quitter le langage de western. Dans le français du monde d’avant, il y a deux appellations qui leur vont à merveille : foutriquets et jean-foutres

Ps : Perdue au milieu des balles, Sibeth Ndiaye a demandé à ses chefs ce qu’elle devait dire. Il lui fut répondu. « Fais comme d’habitude, dit n’importe quoi ».  

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