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Pouvoir d’achat : pourquoi les Parisiens n’en peuvent plus ?
©KENZO TRIBOUILLARD / AFP

Journal de Paris

Pouvoir d’achat : pourquoi les Parisiens n’en peuvent plus ?

"Contrairement à la fable entretenue, les impôts et taxes ont bien augmenté à Paris."

Florence Berthout

Florence Berthout

Florence Berthout est maire divers droite du 5e arrondissement de Paris.

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Pouvoir d’achat : les Parisiens n’en peuvent plus !

Contrairement à la fable entretenue, les impôts et taxes ont bien augmenté à Paris. Un seul chiffre : en 2019, la Ville de Paris percevra 23% d’impôts et taxes de plus qu’en 2013.

Que les électeurs-contribuables ne s’y trompent pas : leur pouvoir d’achat baisse.

La politique du logement de la Ville de Paris obère le pouvoir d’achat des Parisiens en contribuant à la raréfaction de l’offre par l’achat massif de logements déjà occupés, en moyenne 180 M€ par an. Les prix ont ainsi augmenté de 50% en dix ans.

En janvier 2016, le taux départemental des droits de mutation est passé de 3,8 à 4,5% : l’achat d’un appartement de 500 000 euros coûte 3 500 aujourd‘hui euros de plus.

Les recettes de taxe d’habitation ont augmenté de 13%, passant de 722 à 814 millions d’euros ;

Les recettes de taxe foncière ont augmenté de  8%, passant de 967 à 1046 millions d’euros ;

Les recettes des tarifs des services municipaux - cantines, crèches, conservatoires sont également plus élevées depuis 2014 : +6,4%, passant de 156 à 166 millions d’euros, soit deux fois plus rapidement que l’inflation.

Les droits de voirie, dont les droits de terrasse, ont augmenté de 33%.  Cette hausse se répercute inévitablement sur le prix de l’addition.

Les recettes de stationnement ont augmenté de 400% depuis 2013, sous l’effet du doublement de certains tarifs en 2015 et de l’augmentation de l’amende, passée de 17 à 50€ depuis le 1er janvier 2018.

Et ce n’est pas fini ! Le contribuable futur verra nécessairement ses impôts augmenter : la dette est passée de 3,6 milliards d’euros en 2013 à 6,5 milliards fin 2019, soit près du double.

Il n’y a guère qu’Emmanuel GREGOIRE, tel le professeur Ombrage à Poudlard, pour qualifier un tel abysse de dette comme témoin d’une « gestion saine ».

Cette augmentation continue des taxes fait fuir les classes moyennes et les seniors. 12 000 Parisiens quittent Paris chaque année depuis 2014.

La Maire de Paris pratique la novlangue orwellienne : elle n’augmente pas les taxes mais les « modernise ». Les Parisiens ne sont pas dupes.

Winston CHURCHILL disait que Christophe COLOMB fut le premier socialiste : « il ne savait pas où il allait, il ignorait où il se trouvait…et il faisait tout ça aux frais du contribuable ». La Ville de Paris est belle et bien gérée par de vrais socialistes

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