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Poids plume, pliables ou électriques : comment les vélos nouvelle génération rendent les Français accros
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Quand on partait de bon matin...

Poids plume, pliables ou électriques : comment les vélos nouvelle génération rendent les Français accros

"A Paris, à vélo, on dépasse les autos". Nombreux sont les Français à l'avoir compris et le pays est le troisième marché européen en termes du nombre de ventes.

Atlantico : Ce moi-ci, le salon du cycle a connu une forte fréquentation, révélant un engouement pour le vélo. Comment expliquer ce renouveau du vélo ?

Jean-Cyrille Lecoq: Je crois que dans la culture française sportive, le vélo a une place particulièrenotamment avec l'engouement pour le tour de France chaque année malgré les affaires de dopage. D'autre part, nous avons plusieurs styles de vélos qui permettent donc de pratiquer comme on l'entend. Cela va du vélo sur piste, sur route et de montagne. Les gens veulent peut-être aussi combiner un moyen de transport et le fait de faire du sport pour rester en forme.

Thierry Hesse : La fréquentation du salon du cycle était constituée à la fois de professionnels et du grand public. Le salon du cycle se déroule tous les deux ans à Paris, c’est une vitrine pour la profession, un lieu de rencontre pour les professionnels. Le grand public lui, est composé de plusieurs profils de visiteurs. Tout d’abord, le visiteur pratiquant-sportif, qui représente une grosse partie de nos visiteurs, il est à la recherche du dernier modèle de VTT, de vélo de compétition ou de vélo urbain. Ensuite, on trouve les visiteurs qui veulent pratiquer le vélo, ou qui en pratique depuis peu.

L’engouement s’explique notamment grâce au développement de la mise à disposition de vélos dans les villes : Vélib', VéloV', Vélos Bleus…Cela a redonné le goût au vélo à un certain nombre de personnes. Contrairement aux craintes exprimées, ces services de mise à disposition n’ont pas fait diminuer les ventes de bicyclette bien au contraire, cela a donné davantage envie aux citadins de s’acheter des vélos de ville ou de campagne.

Quelles sont les nouveautés qui ont séduit les visiteurs ? Observe-t-on un renouveau du vélo ?

Jean-Cyrille Lecoq : Je ne pense pas qu'il s'agisse d'un renouveau, je crois qu'il s'agit plus d'une volonté de développer un bien être et le fait d'être en bonne santé. Peut-être que l'apparition de nouveaux modèles, matériaux plus design ont séduit plus de gens. Et aussi les vélos à l'exception de Vélib sont plus légers.

Thierry Hesse : Cette année au salon du cycle, nous avions une centaine de nouveautés à la fois au niveau des constructeurs et des équipementiers. Mais l’événement majeur c’est le développement du vélo à assistance électrique. Sur le plan commercial, le marché global de ventes des vélos est légèrement à la baisse sauf celui de ce vélo électrique. Le vélo est un complètement, on ne l’utilise pas pour les mêmes déplacements que la voiture.  On le prend en ville,  pour faire du tourisme, du sport de la randonnée, la voiture permet d’autres choses.

Comment se place la France sur ce marché par rapport à nos voisins européens ? Aux Pays-Bas, les cyclistes sont nombreux. La France connaîtra-t-elle un jour autant d'adeptes ?

Jean-Cyrille Lecoq : Je ne pense pas car les Pays-Bas ont un relief et des accès qui permettent une vraie pratique du vélo. En France, cela reste encore un objet de loisir et de détente, même si on remarque de plus en plus de gens aller au travail en vélo.

Thierry Hesse : La France est 3ème marché européen, derrière l’Allemagne et l’Italie. Avec sur le plan des ventes un fléchissement global mais un développement du vélo électronique. Ce dernier représente un avantage considérable pour les moins sportifs, et qui ont envie de rouler en ville à vélo. Les municipalités ont également réalisé des efforts en créant de plus en plus de pistes cyclables.

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