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Non, vous n’êtes pas seuls : être déçu par ses réveillons de Nouvel An s'explique scientifiquement
©REUTERS/Carlo Allegri

Avec modération

Non, vous n’êtes pas seuls : être déçu par ses réveillons de Nouvel An s'explique scientifiquement

Selon des chercheurs américains, pour passer un bon 31 décembre, mieux vaut ne pas en attendre grand chose.

Franchement, nous l'avons tous dit ou entendu au moins une fois. "Pff, non mais tu sais, le 31, de toute façon, j'fais rien, c'est pénible comme soirée…". Certains se revendiquent "snobinards" et considèrent que c'est une "fête de beaufs". Il y aussi ceux qui détestent carrément le réveillon, comme Jennifer Lawrence (l'actrice la mieux payée de la planète) qui déclare qu'elle finit "toujours bourrée et déçue". Ou encore les ronchons qui prétendent que fêter une année de plus, c'est vivre une année de moins, et ne prévoient donc rien.

Eh bien, ce genre de déclarations serait finalement plutôt efficace. Cette façon de "désacraliser" la fête de la Saint-Sylvestre représenterait en effet un excellent moyen de combattre la désillusion. En 1999, des chercheurs de l'université de Pittsburg ont décidé d’étudier les aléas du bonheur à travers cette fameuse Saint-Sylvestre. Dans les jours précédents le jour J, ils ont étudié les plans de 475 individus concernant leur réveillon. Une grosse fête de prévue ? Une bonne soupe et au lit ? Une soirée entre couples un peu barbante ? Tout cela était possible, et les participants devaient également communiquer leurs attentes quant à cet évènement.

Quelques mois plus tard, les scientifiques sont revenus voir les fêtards pour leur demander ce qu'ils avaient fait et comment ils l'avaient vécu. La réponse était sans appel : 83% d'entre eux avaient été déçus. Mais il y avait surtout une hiérarchie dans la déception. Ceux qui s'attendaient à une fiesta d'enfer étaient les plus désappointés, suivis par ceux qui prévoyaient une fête classique et ainsi de suite.

Au final, concluaient-ils, ces résultats prouvent une chose. Des attentes démesurées concernant la Saint-Sylvestre (avec tout ce que cela implique comme efforts et argent dépensé), représentent le meilleur moyen d'éprouver une véritable désillusion.

"Happiness by design", le livre de Paul Dolan, un professeur à la London School of Economics, reprend également ce thème. Il écrit : "Avoir des attentes modestes n'est pas incompatible avec l'optimisme. La recherche d'optimisme nous enseigne que nous devons attendre le meilleur et avoir un plan d'urgence pour le pire. Cela ne signifie pas que nous devons toujours attendre le meilleur ou ignorer le pire quand il survient. L'optimiste est une bonne chose tant que nous pouvons l'oublier parfois pour une dose de froid réalisme."

Moralité : inutile de ronchonner, faites-vous plaisir le 31, mais ne vous attendez pas à la fiesta du siècle. Vous éviterez de nombreuses désillusions et probables gueules de bois.

Lu sur NYmag

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