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Les programmes des deux prétendants à la mairie de Paris sont, sur le numérique, assez génériques.
Les programmes des deux prétendants à la mairie de Paris sont, sur le numérique, assez génériques.
©Reuters

Ere numérique, programmes en conséquence

Municipales 2014 à Paris : le match des programmes numériques NKM/ Hidalgo

Les deux femmes des municipales parisiennes ont récemment présenté leurs programmes numériques, pas si différents l'un de l'autre. État des lieux.

Gilles Babinet

Gilles Babinet

Gilles Babinet a créé de nombreuses sociétés dans divers secteurs. Premier président du Conseil national du numérique, puis "Digital Champion", il représente la France auprès de la Commission européenne pour les enjeux du numérique. Il est l'auteur de L'Ere numérique, un nouvel âge de l'humanité (Le Passeur Éditeur, 2014).

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Atlantico : Quelles sont les mesures phares des différents programmes numériques d'Anne Hidalgo et Nathalie Kosciusko-Morizet ?

Gilles Babinet : Globalement, il s'agit de programmes rédigés pour les citoyens, ce qui signifie qu'ils sont assez génériques. A partir de là, les mesures peuvent sembler assez floues pour quiconque s'y connait un peu en la matière. C'est comparable à n'importe quel programme qui, dans un souci de vulgarisation, ne serait pas très développé, pas très expliqué. Au fond, il n'y a rien de très précis dans les mesures présentées, et ce qu'elles soient originaires de Nathalie Kosciusko-Morizet ou d'Anne Hildago.

Pour autant, il y a en effet des mesures qui se détachent. On peut notamment penser à celles qui font de Paris la "capitale de l'économie numérique", ou la "capitale des start-ups", à travers la modernisation des infrastructures parisiennes, et la création de quartiers dédiés aux entreprises numériques. Egalement, il est à noter la volonté d'ouvrir un accès public aux données de la ville, via un principe d'open data.

Au fond, quels seraient les changements si Anne Hidalgo remportait la mairie de Paris ? Et s'il s'agissait de Nathalie Kosciusko-Morizet ?

Dans les faits, les programmes de Nathalie Kosciusko-Morizet et d'Anne Hidalgo se ressemblent beaucoup. Certes, il y a quelques exclusivités, mais elles ne sont pas légions. On trouve d'avantage d'idées semblables formulées différemment, comme le pack auto-entrepreneur, ou l'aspect start-ups qu'on retrouve chez l'une, comme chez l'autre.

Il y a néanmoins quelques idées neuves ; et un point à noter, en dépit de son côté anecdotique. Les programmes sont présentés de deux façons bien distinctes. D'une part, chez madame Kosciusko-Morizet on a droit à un programme numérique présenté comme tel, d'autre part chez madame Hidalgo on a droit à un programme numérique dans le programme. Ça peut paraître idiot, mais c'est déjà une forme d'intérêt pour le sujet.

On trouve, dans les mesures exclusives, l'idée de madame Hidalgo de faire participer les citadins à 50% des décisions, ou la volonté d'instaurer un wifi gratuit sur l'ensemble de la capitale. Ce qui, en l'état, serait évidemment hors de prix.

Le fait d'avoir des programmes numériques est assez neuf. En quoi est-ce un vrai changement ?

Il y a de quoi se féliciter d'avoir enfin un programme numérique. Ils n'en restent pas moins plus conséquents que les programmes numériques des dernières présidentielles.

La fracture numérique, ce clivage entre les générations et les usages qu'ils font d'Internet, est un problème qui n'a sa place qu'en politique et pas ailleurs. Depuis longtemps j'essaye de le faire comprendre à nos politiques, et c'est une bonne chose qu'ils le réalisent maintenant. Ça n'est, certes, qu'un début (il n'y a qu'un tout petit nombre de villes qui présente un programme numérique, dans lesquelles on compte notamment Puteaux), mais ce sont les premières pierres qui n'avaient encore jamais été posées par des politiciens d'une autre génération qui ne comprennent pas ces sujets.

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