Cette photographie montre un smartphone tenu à la main, sur l’écran duquel apparaissent les icônes de certaines des principales applications reposant sur l’intelligence artificielle, notamment des grands modèles de langage (LLM), des agents conversationnels et des outils d’IA générative. On distingue, de gauche à droite, les logos de Lumo (Proton AG), Meta AI, Mistral Vibe (anciennement Le Chat), Grok (xAI), Copilot (Microsoft), Gemini (Google), Claude (Anthropic), Perplexity, DeepSeek, ChatGPT (OpenAI), NotebookLM (Google) et Suno, une application de génération musicale par IA.
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Les maisons de disques hésitent entre combattre les laboratoires d'IA musicale émergents et coopérer avec eux

L’intelligence artificielle bouscule l’industrie musicale et menace de redistribuer les cartes entre artistes, maisons de disques et géants de la technologie. Entre batailles judiciaires, nouveaux accords commerciaux et essor de la musique générée par IA, les majors tentent de préserver leur modèle économique. Mais jusqu’où pourront-elles conserver leur influence ? Décryptage avec Michel Bampély.

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A PROPOS DES AUTEURS

Michel Bampély est docteur en sociologie de la culture à l'EHESS. Ses recherches portent sur les pratiques artistiques et les industries culturelles. Après avoir collaboré avec des maisons de disques comme Universal, Sony ou EMI, il dirige actuellement le label Urban Music Tour.
Sa thèse en sociologie, sous la direction de Jean-Louis Fabiani est intitulée "Sociologie des cultures urbaines : de la prise en charge des cultures urbaines par les industries créatives et les pouvoirs publics à leur transmission pédagogique dans l'enseignement supérieur".