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La famille Leterme avait du fuir, parce que "blancs", sous les coups et les insultes racistes, le quartier ou ils résidaient.
La famille Leterme avait du fuir, parce que "blancs", sous les coups et les insultes racistes, le quartier ou ils résidaient.
©Reuters

Tartuffe

Le déni du racisme anti-blanc, réflexe pavlovien de l’élite française face au Front national

Vendredi 31 mai Atlantico révélait l'histoire de la famille Leterme, obligée de fuir son quartier car victime de menaces et d'injures racistes. Le président de "Debout la République" Nicolas Dupont-Aignan a souhaité réagir.

Nicolas Dupont-Aignan

Nicolas Dupont-Aignan

Nicolas Dupont-Aignan préside Debout la France, parti politique se revendiquant du gaullisme et est l'auteur de France, lève-toi et marche aux éditions Fayard. 

 

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Je viens de découvrir l'article édifiant mis en ligne par Atlantico sur la tragédie vécue par la famille Leterme. Il fallait avoir le courage de briser ce silence assourdissant. La famille Leterme avait dû fuir, parce que "blancs", sous les coups et les insultes racistes, le quartier où ils résidaient. N’importe quel Français doit être choqué par ce drame, encore aurait-il fallu que ces mêmes Français en aient connaissance.

Pourquoi cette affaire a-t-elle connu un traitement si particulier de la part d’une presse et d’une classe politique si promptes à se saisir des faits divers ?

Depuis une polémique fumeuse de la primaire UMP, l’élite française sombre dans le déni. Elle refuse de voir que le racisme que connait certains de nos compatriotes peut aussi frapper des Français dont les parents et grands-parents sont nés en France, ou qui sont assimilés à des « blancs » par d’autres Français ou des résidents étrangers.

Nous avons en France un fier héritage d’universalisme, dont les valeurs ont combattu toute forme de racisme et de xénophobie. Cette lutte digne et belle ne s’arrête pas devant le racisme contre les blancs, elle le combat autant que les autres, ni plus ni moins.

Ce déni est une insulte à la justice, une insulte à notre vision de l’Homme qui, comme la République, est une et indivisible.

Nous connaissons tous l’origine de ce déni. Ce déni, c’est celui de la faillite du modèle républicain qui, à force de petites trahisons et de grands compromis, ne sait plus intégrer et assimiler les populations que notre pays accueille. L’école est brisée, le travail manque, l’Etat affaiblit.

L’autre cause du déni, c’est le réflexe pavlovien de l’élite française face au Front National. Marine Le Pen a dénoncé un racisme anti-blanc, donc dénoncer le racisme anti-blanc reviendrait à prendre sa carte dans un parti d’extrême droite…J’ignore si Madame Le Pen cherche à instrumentaliser ce drame ou à le combattre ; mais je refuse de laisser le monopole de la lutte contre toutes les formes de racisme au Front National ! Quelle ironie que la bien-pensance soit prisonnière de son propre piège, tartuffe de sa vertu hypocrite.

La rhétorique pestilentielle de certains "anti-racistes" autoproclamés, qui s’enferment dans une logique de "dominants", forcément racistes et tortionnaires, et de "dominés", toujours victimes et innocentes, est tout à la fois une impasse pour notre nation et un avatar d’un néo-colonialisme qui n’a plus rien à faire avec le destin de la France.

Le racisme anti-blanc n’est pas différent des autres. Il est un échec comme les autres. Si la République refuse de le voir, si la République refuse de l’affronter, alors elle s’effondrera de l’intérieur. Car si la République n’est pas la tyrannie de la majorité, elle n’est pas la terreur des minorités.

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