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Sandrine Rousseau a trouvé une nouvelle cible, le barbecue.
Sandrine Rousseau a trouvé une nouvelle cible, le barbecue.
©Pierre Rousseau / Belga Mag / Belga / AFP

Déclarations de Sandrine Rousseau

Le barbecue, odieuse démonstration viriliste

A Grenoble, aux journées d’été d’Europe Ecologie-Les Verts, Sandrine Rousseau a encore frappé, désignant officiellement le barbecue comme l’ennemi du genre humain (et du genre tout court). Adieu donc saucisses, côtelettes, brochettes.

Michel Villard

Michel Villard

Michel Villard est universitaire. Il écrit sous pseudonyme.

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Toute à sa croisade contre le patriarcat, elle qui vient de sortir un livre pour dénoncer les effets écologiques de la domination masculine, voici que Sandrine Rousseau s’est trouvé une nouvelle cible : le barbecue.

« Il faut aussi changer de mentalité pour que manger une entrecôte cuite sur un barbecue ne soit plus un symbole de virilité », a-t-elle déclaré aux journées d’été de son parti qui se tiennent ces jours-ci à Grenoble.

Comme souvent chez Sandrine Rousseau, le raisonnement n’est pas tout à fait limpide. Mais ne soyons pas taquins. Admettons donc que le barbecue soit, pardonnez l’expression, l’occasion pour l’homme de mettre ses c. sur la table, même si la situation s’y prête relativement mal (c’est même déconseillé).

Il reste encore quelques interrogations. Que veut dire exactement notre nouvelle théoricienne nationale ? Veut-elle dire que les hommes ne doivent plus du tout s’occuper du barbecue, ou alors que le barbecue est mauvais dans tous les cas, y compris lorsqu’il est pris en charge par les femmes, ce qui doit quand bien même arriver de temps en temps ? Autre question : est-ce simplement l’entrecôte qui pose problème, ou le barbecue en général ? Par exemple, si on remplace l’entrecôte par du poissons ou des crustacés, le barbecue cesse-t-il d’être une horreur viriliste pour devenir une noble occupation non genrée ?

Laissons cependant un peu de temps à Sandrine Rousseau pour affiner sa pensée : une théorie politique aussi puissante ne peut pas venir d’un seul coup.

En tout cas, on ne peut manquer de se faire du souci pour les camarades écolos qui auraient eu la mauvaise idée de vouloir organiser un barbecue pour fêter la fin des journées d’été d’EELV. Qu’est-ce qu’ils vont prendre, les pauvres, surtout les mecs. Et ne parlons pas du malheureux prolo qui se faisait jusque-là une joie d’organiser son barbeuq le dimanche : lui aussi doit vraiment se sentir mal après avoir reçu les lumières de Sandrine Rousseau. Se pourrait-il même que, épris de honte face à sa propre virilité démasquée, il renonce à voter écolo ?

Mais tournons-nous vers l’avenir. Car la prochaine cible de Sandrine Rousseau est déjà toute trouvée : ce ne peut être que l’abattage rituel. C’est logique : si le fait de cuire son entrecôte au barbecue est déjà une insupportable démonstration de virilité, alors que dire de ceux qui se donnent le droit d’égorger des animaux ?

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