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Mais le nouvel organigramme doit être aussi le symbole du rassemblement de la droite. De l'unité retrouvée. François Fillon doit donc ménager des places à ses adversaires d'hier. C'est en substance ce qu'expliquait de ce matin, sur RTL, Laurent Wauquiez.
Mais le nouvel organigramme doit être aussi le symbole du rassemblement de la droite. De l'unité retrouvée. François Fillon doit donc ménager des places à ses adversaires d'hier. C'est en substance ce qu'expliquait de ce matin, sur RTL, Laurent Wauquiez.
©MIGUEL MEDINA / AFP

Rencontre au sommet

Laurent Wauquiez a rencontré François Fillon

Aussitôt élu, François Fillon a souhaité réorganiser le parti. Il a rencontré Laurent Wauquiez ce mardi après-midi afin d'évoquer son avenir. Ce dernier pourrait être remplacé par Bernard Accoyer, qui a lui aussi été reçu. Eric Woerth pourrait rester secrétaire général du parti.

Christelle Bertrand

Christelle Bertrand

Christelle Bertrand, journaliste politique à Atlantico, suit la vie politique française depuis 1999 pour le quotidien France-Soir, puis pour le magazine VSD, participant à de nombreux déplacements avec Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, François Hollande, François Bayrou ou encore Ségolène Royal.

Son dernier livre, Chronique d'une revanche annoncéeraconte de quelle manière Nicolas Sarkozy prépare son retour depuis 2012 (Editions Du Moment, 2014).

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C'est un tout petit groupe de fidèles, un cercle extrêmement restreint, qui planche depuis ce matin, aux cotés de François Fillon, à la réorganisation du parti. « La réflexion n'est pas vraiment organisée à travers une réunion formelle. On fait du bi-latéral. François Fillon discute surtout avec Patrick Stéfanini et avec Gérard Larcher », explique un proche. 

Le dossier est de la plus haute importance. Car il s'agit de désarkoïzer Les Républicains pour y placer des fidèles. De mettre le parti à sa main afin qu'il devienne une arme de guerre en vue de la campagne présidentielle qui s'ouvre. Exit donc les très proches de l'ancien Président. Le Directeur Général du parti, Frédéric Péchenard, devrait quitter son poste. Un seul nom circule pour le remplacer : l'ex directeur de campagne de François Fillon : Patrick Stéfanini. 

Mais le nouvel organigramme doit aussi être le symbole du rassemblement de la droite. De l'unité retrouvée. François Fillon doit donc ménager des places à ses adversaires d'hier. C'est en substance ce qu'expliquait ce matin, sur RTL, Laurent Wauquiez qui souhaiterait rester à son poste de président du parti: "Après la compétition interne, il y a toujours des déceptions et il faut veiller à ressouder tout le monde [...] Il faut absolument garder la même partition, mais ajouter des gammes différentes [...] J'aime ce que je fais. Après ce n'est pas moi qui décide...". Les deux hommes doivent se rencontrer cet après-midi afin d'évoquer l'avenir du président des LR. L'ancien Premier ministre, souhaitait, dans un premier temps, se séparer de lui afin de placer un homme de confiance : Bruno Retailleau ou encore Bernard Accoyer. Mais le sénateur et le député ne se sont pas montrés enthousiastes. Selon certains proches, le sort de Laurent Wauquiez ne serait toujours pas fixé. 

« Il faut le rassemblement, on en est tous d'accord mais sans être désobligeant avec qui que ce soit, on a un candidat et un projet qui ont largement dominés cette primaire, il est donc logique que le candidat ait l'outil bien en main. J'ai du mal à imaginer que la présidence du parti ne revienne pas à un proche du candidat », observe un membre du 1er cercle qui laisse sous-entendre que la nomination de Bernard Accoyer, qui a rencontré François Fillon cet après-midi, serait toujours d'actualité. De son coté, Laurent Wauquiez menace François Fillon, dans l'Express: "s"il entre dans la violence dès le premier jour, il ne doit pas s'attendre à recevoir des fleurs tous les jours".

Le rassemblement pourrait, en revanche, être incarné par Eric Woerth. Ce soutien de Nicolas Sarkozy pourrait conserver son poste de Secrétaire général. Plus rond, plus souple, que Laurent Wauquiez, Eric Woerth sait surtout être loyal et c'est ce qui préoccupe, en premier lieu, le nouveau candidat à la présidentielle. Dernier poste à pourvoir, celui très stratégique, de président de la CNI (Commission National d'Investiture) qui aura la lourde charge de préparer les investitures aux législatives. Plusieurs noms circulent : ceux de Jérôme Chartier, de Jean-François Lamour ou encore de Thierry Solère.

François Fillon, qui sera ce soit au journal de 20h, ne devrait rien annoncer aujourd'hui et attendre d'avoir rencontrer tous les parlementaires. Les horaires des réunions de groupe à l'Assemblée et au Sénat ont été fixée, demain, de façon que le nouveau candidat puisse honorer les deux de sa présence. Les annonces pourraient se faire ensuite.

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