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L’UNESCO a décidé d’honorer le couscous : nous en sommes très fiers car le couscous c’est la France
©FADEL SENNA / AFP

Palmarès culinaire

L’UNESCO a décidé d’honorer le couscous : nous en sommes très fiers car le couscous c’est la France

Pendant trop longtemps ce plat symbole de la diversité a été stigmatisé et discriminé.

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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L’UNESCO a donc choisi d’inscrire le couscous au patrimoine immatériel de l’humanité. Une démarche qui nous va droit au cœur car c’est, selon certaines statistiques, le plat préféré des Français. Il est vrai que ceux qui en mangent ne sont pas exactement les mêmes que ceux qui s’empiffrent de saucisson à l’ail.

 Le couscous, explique l’UNESCO, est un symbole de « partage, du vivre ensemble et du rapprochement culturel ». Et là, concernant le vivre ensemble, il nous faut nous inscrire  en faux contre cette assertion. Elle ne tient aucunement compte de la réalité.

En effet des milliers de couples se sont séparés avec fracas car ils se déchiraient sur le fait de savoir si le couscous au mouton était meilleur que le couscous au poulet. Sans compter tous ceux et toutes celles qui se sont écharpés sur le dosage de la harissa. Pire : nous savons que des milliers de femmes ont été battues à mort par leur conjoint car elles avaient mal roulé la semoule.

En dehors de ces chicaneries il faut souligner que le couscous constitue, si l’on suit l’UNESCO, un trait d’union entre St Denis et Rocamadour. Qu’il rapproche fraternellement Mohamed et Jacques, Farida et Isabelle. Et que sa semoule est le ciment solide de la maison France…

A ce propos me revient une histoire bien triste. Un soir j’étais invité à dîner par mon fils qui habite Montreuil. Pour me faire plaisir il avait entrepris de me préparer un pot-au-feu, un plat que j’adore. J’étais au salon quand il m’appela : « tu peux venir dans la cuisine ? »

Mon fils était devant la marmite où cuisait le pot-au-feu il avait l’air penaud. « Tu veux bien goûter s’il te plait ? ». Je goûtais, le bouillon avait la saveur de l’eau de vaisselle. Quant à la viande elle avait la texture d’une vieille éponge. « Je ne comprends pas » me dit-il. Je lui demandais : « où as-tu acheté ta viande ? ». « Ici en bas à la boucherie musulmane, il n’y a que ça dans mon quartier ».

Je lui expliquais que la viande hallal avait été, tout comme la viande cacher, préalablement saignée et que bouillie elle n’avait aucun goût. Nous abandonnâmes la marmite à son triste sort. Et il m’invita à L’Etoile d’Agadir toute proche. Et là-bas nous avons mangé un couscous. 

Ps : Nous apprenons que la baguette, notre baguette nationale, est candidate au patrimoine de l'UNESCO pour 2021. Si ça marche et si on y ajoute le cassoulet et le boudin, c'est Marine Le Pen qui va être contente...

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