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Robert le Gall archevêque de Toulouse
Robert le Gall archevêque de Toulouse
©PASCAL PAVANI / AFP

Pax vobiscum

L’archevêque de Toulouse ne veut pas qu’on blasphème le Prophète : Jésus reviens ils sont devenus fous

Les catholiques de France ont du souci à se faire.

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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Commençons avec Brassens.

Le ciel en soit loué je vis en bonne entente

Avec le père Duval, la calotte chantante

Lui le catéchumène et moi l’énergumène

Il me laisse dire « merde », je lui laisse dire « amen ».

Continuons maintenant avec l’ « amen » de Monseigneur Le Gall, archevêque de Toulouse. Un « amen » qui sonne comme un pitoyable et hypocrite « De pronfondis ». Ce serviteur de la foi a déclaré « qu’il ne fallait pas se moquer des religions car on en voit les résultats ».

Les résultats sont en effet – pour parler comme Mgr Le Gall – déplorables. On égorge, on décapite, on assassine. Ce saint homme a complété sa pensée chrétienne et bienveillante en mettant en cause la responsabilité de ceux « qui jettent de l’huile sur le feu » !

Essayons d’épouser d’un peu plus près les conseils éclairés de l’archevêque de Toulouse. Ils sont – et c’est l’évidence- nombreux ceux qui depuis des années jettent de l’huile sur le feu. Prenons le cas des enfants assassinés à Toulouse (donc chez Mgr Le Gall) par Mohamed Merah. Leur comportement était incontestablement provocant : ils étaient scolarisés dans une école juive. Il y a pourtant des écoles coraniques dans la ville rose non ?

Plus irresponsable encore a été l’attitude de Samuel Paty. Il s’est permis d’insulter le Prophète. Que ne s’est-il contenté de tourner en dérision le Christ à la façon de La vie de Brian des Monty Python ? Il a bien cherché ce qui lui est arrivé donc.

Et que dire des paroissiennes égorgées dans la basilique de Nice ? Qui les empêchait d’aller faire leurs dévotions dans une mosquée ? Mgr Le Gall n’a pas eu un seul mot de compassion pour elles. Normal : il ne voulait pas jeter de l’huile sur le feu.

Tournons-nous à présent vers le Christ avec lequel Mgr Le Gall entretient des rapports pour le moins singuliers. Jésus avait dit : « rendez à César ce qui revient à César ». L’archevêque de Toulouse dit : « rendez à l’Islam ce qui revient à l’Islam ».

Jésus avait chassé les marchands du temple. Ils sont nombreux en France. En tout cas il y en a un à Toulouse. En ces jours de deuil et de sang nous aurions pu espérer de l’Eglise catholique un « Dies irae ». Mais ça fait longtemps que nos évêques ont perdu leur latin.

P.-S : Un imam canadien du nom de Younus Kathrada vient de déclarer que « Samuel Paty était un être maudit, un pervers, un être humain répugnant ». Mgr Le Gall est sensiblement plus modéré que cet imam.

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