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Intéressement dans les entreprises de moins de 250 salariés : pourquoi le dispositif annoncé par Emmanuel Macron permet un meilleur partage de la croissance
©Reuters

Dans le bon sens

Intéressement dans les entreprises de moins de 250 salariés : pourquoi le dispositif annoncé par Emmanuel Macron permet un meilleur partage de la croissance

Le dispositif en question, qui favorise l'intéressement dans les PME et TPE, devrait permettre un meilleur partage de la richesse dans les entreprises.

Jean-Baptiste Danet

Jean-Baptiste Danet

Jean-Baptiste Danet est Président de CroissancePlus. En 2001, il crée Interbrand France. Apres 10 ans, dont 5 en tant que Président d'Interbrand Europe, Jean-Baptiste Danet rejoint Dragon Rouge en 2011 comme directeur général du Groupe et associé des fondateurs. Il quitte l’entreprise en 2016 et rejoint, en tant que Coprésident, le Groupe Ipanema.

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Atlantico : Le Président de la République a annoncé un dispositif favorisant l'intéressement dans les entreprises de moins de 250 salariés. En supprimant le forfait social (qui s'élève aujourd'hui à 20%) prélevé sur les montants de l'intéressement cette mesure va permettre d'étendre le partage de la croissance aux PME et TPE. En quoi est-ce si important aujourd'hui de partager la richesse dans les entreprises? 

Jean-Baptiste Danet : C'est un sujet majeur de réconciliation à l'intérieur de l'entreprise. CroissancePlus se réjouit de cette annonce, qui va même au-delà de nos propositions inscrites dans « l'Urgence de la Réforme », il y a plus d'un an. Jusqu'ici, la participation était obligatoire dans les sociétés dès 50 salariés, mais en dessous de ce seuil, elle relevait de la volonté du chef d'entreprise. Ce dispositif est donc particulièrement incitatif puisque les entreprises comme les salariés ne seront plus pénalisés par la taxe de 20% en vigueur.

Le dispositif ne modifie pas pour autant le seuil des 50 salariés rendant obligatoire l' intéressement. Pensez-vous que cette mesure fiscale peut néanmoins avoir un effet de levier important?

Oui tout à fait, car elle peut en outre être complétée par  la future loi « PACTE » qui doit permettre de de développer les dispositifs d'actionnariat salarié qu'i s'agisse d'intéressement, de participation ou d'actions gratuites. Les seuils légaux pourraient être modifiés, en laissant aux entreprises deux ou trois ans pour s'adapter et éviter le changement brutal de seuil.

Un récent sondage IFOP Synopia pour Atlantico révèle que 83% des Français considèrent le partage de la création de richesses par les entreprises inéquitable. Cette mesure annonce –t-elle un changement sociétal, devenu urgent en France?

Absolument, car c'est une mesure de réconciliation et de partage des richesses autour d'un objectif commun. La croissance devient un facteur de motivation pour l'ensemble des salariés et sa répartition constitue un élément de dialogue social qui n'existe pas toujours dans les petites entreprises, celles-ci n'ayant pas toujours le temps ni les ressources nécessaires. Inciter les entreprises à partager les fruits de la croissance peut réellement transformer les rapports de confrontation et de défiance qui traversent la société française sur ces sujets.

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