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Houria Bouteldja assassina la "gauche blanche"…
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Houria Bouteldja assassina la "gauche blanche"…

La bouillante indigéniste n’a pas de mots assez durs pour dépeindre la noirceur de cette gauche-là.

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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Des gauches on en connaissait déjà beaucoup. La célèbre gauche caviar qu’on ne présente plus. La gauche cassoulet (tendance PRG avec Cahors comme capital). La gauche arc-en-ciel (se renseignait auprès de LGBT). La gauche verte et déjà très mure (Yannick Jadot). La gauche vulgaire et grossière (Mélenchon).

Mais on ignorait tout « de la gauche blanche ». Houria Bouteldja l’a débusqué. Et d’après elle c’est la pire. Car cette gauche trompe son monde. En effet, elle ne s’intéresse qu’aux Blancs abandonnant les racisés noirs et arabes.

« La gauche blanche » vient de montrer son affreux visage à Saint-Denis. Le maire communiste de la ville a en effet refusé de prendre sur sa liste Madjid Messaoudene, un racisé victime de l’oppression blanche. Un indigéniste, un vrai, un ami de Houria Bouteldja.

D’où la colère de la patronne du PIR. Le maire – blanc – trouve les propos de Madjid Messaoudene par trop « clivant ». Lui et Houria Bouteldja ne voient pas du tout ce qu’il y a de « clivant » dans ces prises de position. Celles-ci sont en tout point conformes aux bréviaires de l’indigénisme. Si vous ne craignez pas la nausée lisez ce qui suit.

Madjid Messaoudene est un élu de gauche au conseil municipal de Saint-Denis. Sa principale activité : promouvoir les délires indigénistes du PIR. Il s'occupe également de ses administrés. Et de certains plus que d'autres. Car Madjid Messaoudene est musulman et il aime tous les musulmans, sans exception. Et Mohammed Merah était musulman. Sa mort peina beaucoup Madjid Messaoudene. Il en fut attristé. Mais l'assassinat de quatre enfants Juifs le mis d'une humeur taquine. Un premier tweet plein d'humour en témoigne : « Il (Mohammed Merah) n'a pas mis longtemps à se casher ». Si si si... Dans la même veine : « Tu fais quoi ce soir ? Suis en mode hommage. J'arrête tout, on va me dire que je ne suis pas touché, pas ému. Du coup, je vais m'entraîner à pleurer ». La compassion n’est pas non plus absente de son registre. « Oui et le père de Mohammed (Merah) a perdu un enfant. Il a aussi le droit de pleurer son fils ».

Madjid Messaoudene a été un des coorganisateurs de la marche contre l’islamophobie Mélenchon et d’autres représentants de gauche ont défilé avec lui. Quelques voix aux élections, c’est toujours bon à prendre. Ils n’ont pas été payés en retour. Les indigénistes sont des ingrats.

PS : Le maire communiste de Saint-Denis a été battu. C’est très certainement parce que les voix des partisans de Madjid Messaoudene lui ont manqué…

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