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La prochaine introduction en bourse de Groupon devait être une simple formalité, mais le site d'achats groupés en ligne pourrait bien voir ses plans contrariés.
La prochaine introduction en bourse de Groupon devait être une simple formalité, mais le site d'achats groupés en ligne pourrait bien voir ses plans contrariés.
©DR

Au piquet

Groupon : après l'engouement, la chute ?

Alors que son introduction en bourse approche, les pratiques comptables du site Internet d'achats groupés sont pointées du doigt par un éditorialiste du New York Times.

La prochaine introduction en bourse de Groupon devait être une simple formalité, mais le site d'achats groupés en ligne pourrait bien voir ses plans contrariés. Un éditorialiste vedette du New York Times, Andrew Ross Sorkin, semble avoir pris en grippe Groupon - et les banques chargées de l'opération boursière - et pointe du doigt ses pratiques comptables "parfois douteuses".

Pour lui, le modèle économique du site n'est pas viable et le ralentissement récent de ses bénéfices - à 13% en août contre 96% pendant les six premiers mois de l'année -  le prouve. Il dénonce également la méthode utilisée jusqu'à cet été par Groupon pour évaluer sa santé financière : le budget marketing, qui représente pourtant le plus important pôle de dépenses de l'entreprise, autour de 432 millions de dollars pour le première semestre 2011, n'était alors pas pris en compte...

Sorkin a tout autant de reproches à faire aux banques chargées de valoriser Groupon en vue de son introduction en bourse.  "Comment Wall Street a-t-il pu passer à côté d'autant de signes inquiétants en fixant une valorisation aussi haute?", interroge-t-il. Signe pour lui que Morgan Stanley, Goldman Sachs et Credit Suisse ont mal fait leur travail : le site était initialement valorisé à 30 milliards de dollars. Il ne l'est plus qu'à 10 ou 12 milliards aujourd'hui.

Dans le même temps, Groupon doit répondre à d'autres attaques, cette fois-ci sur ses pratiques commerciales. Le 13 octobre dernier, une enquête du site Thumbtack montrait qu'aux États-Unis l'entreprise gonfle dans la grande majorité des cas le prix des offres qu'elle propose, pour afficher des réductions plus importantes.

Par exemple, un nettoyage de tapis était proposé le 24 août  à San Francisco pour un tarif exceptionnel de 45 dollars au lieu de 200, soit une réduction 78%. Sauf qu'après vérification, il est avéré que le prix réel de ce service tournait autour de 106 dollars. La réduction proposée par Groupon n'était donc "que" de 57%.

"L'histoire de Groupon n'est plus tellement convaincante", conclut Scott Sweet, un spécialiste des introductions en Bourse, interrogé par Reuters. D'autant plus depuis que son directeur général délégué a quitté la société pour Google .

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