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Espagne-France : les champions de tout contre les champions de rien
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Perdu d'avance

Espagne-France : les champions de tout contre les champions de rien

Ce soir, l'équipe de France de football affrontera l'Espagne dans le cadre des éliminatoires pour le mondial 2014. Si les hispaniques ne tremblent pas, les supporters des Bleus peuvent frémir: après la défaite en match amical contre le Japon (1-0), les hommes de Didier Deschamps peinent à convaincre et à offrir un jeu digne d'une grande équipe qu'ils ne sont peut-être plus.

Philippe David

Philippe David

Philippe David est cadre dirigeant, travaillant à l'international.

Il a écrit trois livres politiques : "Il va falloir tout reconstruire", ouvrage qui expliquait le pourquoi du 21 avril,  "Journal intime d'une année de rupture", sorti en 2009 aux éditions de l'Ixcéa, qui retrace les deux premières années de présidence Sarkozy et  "De la rupture aux impostures", Editions du Banc d'Arguin (9 avril 2012). 

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Campeones de todo contra campeones de nada…Champions de tout contre champions de rien. Telle était la Une de « Marca » le 28 mars 2001 alors que la France championne d’Europe et championne du Monde allait affronter une « Roja » qui allait à cette époque de déception en déception. Pourtant, dans l’antre de Mestalla, la France de Zidane allait s’incliner 2 buts à 1.

Champions de tout contre champions de rien »…Telle pourrait être la Une de la presse française puisque, entre temps, l’équipe de France a passé son temps à creuser au point de risquer de trouver à court terme du gaz de schiste tandis que l’Espagne caresse les étoiles compétition après compétition puisqu’elle est la seule équipe de l’histoire à avoir aligné deux victoires en Championnat d’Europe avec au milieu une victoire en Coupe du Monde.

Inutile de dire que le match qui va opposer les deux Nations au Stade Vicente Calderon est totalement déséquilibré. La confiance est d’ailleurs loin d’être au beau fixe côté français puisqu’on ne pouvait espérer pire préparation que la défaite contre le Japon. Dans le même temps les espagnols, à qui on promettait l’enfer à Minsk face à la Biélorussie dont l’ossature est celle du Bate Borisov, ont connu un déplacement pour le moins tranquille puisqu’ils se sont imposés sur le score sans appel de 4-0.

Alors que reste t’il à espérer ? A priori rien, la seule possibilité d’obtenir un résultat à Madrid ayant été de faire une escale à Lourdes tant la différence entre les deux équipes est grande.

Quels sont les points qui permettent de se dire « qu’on peut peut-être ramener un petit quelque chose » (en clair un nul 0-0) ?

 Le collectif ? Les espagnols nous sont infiniment supérieurs dans ce domaine.

La technique ? Même chose.

Le physique ? C’est le seul point sur lequel on peut rivaliser mais la différence technique et collective étant énorme, on ne peut pas miser que sur lui.

Le mental ? Là encore les espagnols nous surclassent.

Les individualités ? Avons-nous un Xavi ou un Iniesta ? Toutes leurs individualités sont supérieures aux nôtres.

Pourtant c’est dans les grands matches qu’on voit les grands joueurs. Dans les années 70-80, la France avait un joueur d’exception qui faisait toujours ou presque basculer le match en faveur des Tricolores : Michel Platini. Dans les années 90-2000, la France avait aussi son « super crack » qui faisait basculer les matches : Zinedine Zidane souvent suppléé par Youri Djorkaeff, Thierry Henry ou David Trezeguet.

Aujourd’hui on nous dit que la France a deux joueurs de classe mondiale : Franck Ribéry et Karim Benzema. Pourtant les chiffres ne parlent pas pour eux sous le maillot Bleu. Si on fait abstraction du but marqué il y a un mois contre la Biélorussie, Ribéry n’avait plus marqué en match de compétition depuis le France Lituanie d’avril 2009. Pour Benzema, son dernier but en match de compétition date de septembre 2011 en Albanie. Les deux ont d’ailleurs été muets dans toutes les phases finales depuis 2008 (Ribéry les a toutes disputées tandis que Benzema n’était pas en Afrique du Sud).

Difficile en regardant de tels chiffres de croire que ces joueurs sont à la hauteur de leur réputation. Ce match perdu d’avance est une excellente opportunité pour eux de nous démontrer le contraire !

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