Combien de fois encore faudra-t-il assassiner Samuel Paty ? | Atlantico.fr
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Un portrait du professeur Samuel Paty exposé sur la façade de l'Opéra de Montpellier le 21 octobre 2020, lors d'un hommage national au professeur décapité.
Un portrait du professeur Samuel Paty exposé sur la façade de l'Opéra de Montpellier le 21 octobre 2020, lors d'un hommage national au professeur décapité.
©PASCAL GUYOT / AFP

Ponce Pilate est de retour

Combien de fois encore faudra-t-il assassiner Samuel Paty ?

La Fédération des conseils de parents d’élèves se charge de cette triste besogne.

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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La FCPE tenait son congrès annuel à Albi. Cette organisation est puissamment orientée à gauche. Ce n’est pas un crime. Mais on ignorait que ses profondes pulsions l’orientaient vers l’abjection.

La preuve en a été donnée par Carla Dugault, la vice-présidente de la FCPE. Elle a déclaré que c’était l’école qui était responsable de la mort de Samuel Paty. Car, a-t-elle précisé, « l’école n’a pas su instaurer une laïcité pacifiée ». La laïcité n’a aucun besoin d’être pacifiée. Et de nos jours, il ne lui est pas interdit d’être offensive.

Si l’on comprend bien la « laïcité pacifiée » que la numéro deux de la FCPE appelle de ses voeux aurait voulu que Samuel Paty ne montrât point les caricatures de Mahomet. Il l’a donc un peu cherché, n’est-ce pas Carla Dugault ?

Nous avons la faiblesse de penser que la mort de Samuel Paty est imputable aux élèves musulmans qui l’ont dénoncé. A leurs parents qui ont alerté l’inspection académique. A son assassin. A l’islamisme. A l’Education nationale qui ne l’a pas soutenu. Aux parents d’élèves (de la FCPE ?) qui l’ont abandonné.

De cet assassinat, qu’elle consent à qualifier d'« atroce », Carla Dugault se lave les mains comme Ponce Pilate. Mais elle aura beau faire, elle aura toujours les mains sales...

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