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Monaco bars restaurants covid-19 coronavirus mesures couvre-feu
Monaco bars restaurants covid-19 coronavirus mesures couvre-feu
©Valery HACHE / AFP

Les entrepreneurs parlent aux Français

Après avoir décimé la France, l’Etat Français étend son règne de la terreur économique à Monaco

Le gouvernement monégasque a annoncé qu'il durcissait les mesures pour lutter contre l'épidémie de Covid-19. Les restaurants seront dorénavant fermés le soir à Monaco dès ce lundi 11 janvier et le couvre-feu sera avancé à 19 heures.

Denis Jacquet

Denis Jacquet

Denis Jacquet est fondateur du Day One Movement. Il a publié Covid: le début de la peur, la fin d'une démocratie aux éditions Eyrolles.  

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Une fois n’est pas coutume, je vais vous faire voir un beau graphique. Et comme nous ne sommes pas encore loin de Noël, bien que la tristesse de ces fêtes tende à nous le faire oublier, j’irai même jusqu’à vous en offrir 2. 

Le premier vous donne la mesure du caractère terriblement aigu de la crise sanitaire à Monaco. Environ… aucun mort chaque jour. 1 mort au pic de l’épidémie il y a 2 jours !! Non que la population Monégasque ait été décimée et qu’il n’y ait plus personne à achever, mais simplement, malgré l’ouverture des restaurants, des hôtels, des magasins, nous découvrons une fois de plus, que le fait de laisser vivre les commerces ne fait pas mourir nos concitoyens. 

Ainsi lorsque ce restaurateur désormais fameux, fustige sur le plateau de Pascal Praud ces « énarques qui depuis Paris, décident si je dois mourir ou non, si je dois ouvrir ou non », je serai prêt à faire 800km depuis Monaco et Nice pour le couvrir de « bisous de noël ». Il a tellement raison. 

Nous avons condamné notre économie à mort, et notre pouvoir, en pleine dérive autoritaire, ne supporte pas qu’un petit village non gaulois, vienne lui résister, le narguer, à 15mns de Nice sous couvre-feu, ce couvre-feu de 18H, dont les véritables spécialistes s’accordent sur son inutilité totale. Si ce n’est, à l’instar de cette mesure ridicule du jogging avant 10H et après 19H, du premier confinement, qui permettaient d’entasser tous les sportifs improvisés sur 4H au lieu de les répartir sur la journée, augmentant ainsi les chances de contamination. Idem pour ce 18H de la mort urbaine, qui presse dans les magasins, sur un temps ainsi restreint, 2 à 3 fois plus de consommateurs, dans ces magasins redevenus essentiels.

Le second tableau démontre la vigueur de cette terrible vague de contamination, qui prend d’assaut Monaco, selon les énarques Parisien, dont le représentant à Monaco se fait le relai, bien malgré lui je pense. Comme vous l’observez, car vous êtes perspicaces, le nombre de nouveaux cas se monte au chiffre astronomique de……. 12. A ce rythme, à n’en pas douter, demain, Monaco se transformera en un charnier terrible, un timisoara des temps « modernes ».

La réalité est toute autre et bien moins réjouissante. Le politique français, mais aussi Anglais, Allemand, a décidé que tuer l’économie était le prix à payer pour éviter la responsabilité pénale de ses dirigeants, qui risquaient de ne pouvoir se présenter aux prochaines élections. Le principe de précaution français sous la pression de comités scientifiques, qui n’ont que faire de la misère économique, eux qui émargent régulièrement sur les facturations des laboratoires pharmaceutiques, ont décidé que rien n’atteindrait leur réputation et noient Emmanuel Macron et Véran de simulations totalement abracabrantesques, pour justifier de laisser fermer l’économie française. 

Dans le même temps, cela donne au politique l’occasion de reprendre la main et de faire dépendre de sa seule volonté, de suspendre à sa mansuétude, toute l’économie Française. 

Un ami très proche, dirigeant d’une société française leader d’un secteur fermé depuis le confinement, nous rapportait les négociations avec le gouvernement français. Pour vous simplifier l’explication, le propos des négociateurs du gouvernement était simple : « Si vous l’ouvrez, on vous coupe les aides ». En clair, vous nous laissez faire, vous vous taisez, et vous serez « arrosés » de subventions pour tenir. Plus simplement dit encore, on vous tient par…

Désormais, il n’y a plus à douter. Le politique aura saisi l’occasion du Covid pour tenir l’économie à sa botte et s’assurer de la fidélité de ses sujets. Au point où même le patron des patrons (lesquels d’ailleurs ?) se laissant aller à des divagations personnelles insupportables, en est venu à rejoindre le brillant concert de ces People, à peu près aussi compétents que la cohorte de médecins généralistes, eux-mêmes aussi pertinents que vous, Arditti, Julie Gayet et moi, pour parler virologie, et appeler à un vaccin obligatoire pour entrer dans une conférence ou un salon. Un délire total, qui s’empare même du Medef, peu connu il est vrai, pour comprendre quelque chose aux PME et TPE. Cette fois, on en est définitivement certain. La prochaine étape l’étoile jaune médicale ?

Un vaccin qui ne garantit pas à ce jour, de ne pas contaminer son voisin, qui pourrait ne pas être efficace contre le nouveau variant sud-africain, et qu’il faudrait s’empresser de s’injecter pour permettre la réouverture des salons et conférences. Le Covid semble causer des dommages cérébraux graves à certains. Si plusieurs souches se font jour, et rendent le vaccin inefficace, il faudra donc en faire un nouveau tous les 8 mois et se l’injecter à chaque fois ? Autant le présenter sous forme de yaourth à boire et le vendre dans les essentiels hyper-marchés ?

Avant que tout ce petit monde, qui sombre en plein délire, ne revienne sur terre, 40% de nos restaurateurs et monde du tourisme, auront sombré et seront au tribunal de commerce pour être liquidés. 800 000 (comme en Espagne) chômeurs de plus, peut-être plus, viendront fréquenter, via zoom, les bureaux virtuels de pôle emploi et la France affichera (source : JP Morgan, et Mac Kinsey, et Ipsos, chacun sur la même ligne sans se concerter) un taux de faillite du double de ses voisins Européens. Pendant ce temps, les USA affichent un taux de faillite inférieur, oui tenez-vous bien, à celui d’avant le Covid et la Chine, a rattrapé en décembre déjà, son retard de PIB pris en début d’année. 

Chacun ses priorités, la nôtre est de faire fermer Monaco, et j’imagine d’ouvrir les remontées mécaniques en Février, mais de fermer les stations de ski ? Pour varier les (dé) plaisirs ? Pauvre France. 

Alors comme ce restaurateur, il serait temps, entrepreneurs, de nous réveiller de ce cauchemar et de penser à ce terme magnifique, si propre à la France : désobéissance.  La démocratie ce n’est pas d’obéir aveuglément au pouvoir en place sous prétexte qu’il a été élu, c’est au contraire de s’y opposer quand il dérive. Quand le pouvoir devient anormalement injuste, il doit être remis à sa place ou démis. Le moment me semble venu, ou proche.

Cette chronique ne reflète pas nécessairement l'opinion de la rédaction d’Atlantico.fr 

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