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Amy Winehouse : les derniers jours d'une vie d'excès
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Bad girl

Amy Winehouse : les derniers jours d'une vie d'excès

Le samedi 23 juillet, Amy Winehouse est retrouvée morte à son domicile de Londres. La veille, elle déjeunait avec sa mère, Janis. Chas Newkey Burden revient sur les derniers moments de la chanteuse, assagie, mais toujours hantée par ses vieux démons : l'alcool et la drogue. Extraits de "Amy Winehouse, destin foudroyé" (2/2).

Chas Newkey Burden

Chas Newkey Burden

Chas Newkey Burden est journaliste et écrivain. Il est notamment l'auteur de plusieurs biographies de célébrités, dont celle d'Adele, de Justin Bieber, de Stephenie Meyer ou encore de Michael Jackson.

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Le vendredi 22 juillet 2011, Amy déjeune avec sa mère. Janis la trouve fatiguée. Au moment de la quitter, Amy prend sa mère dans ses bras et lui dit : « Je t'aime, maman. » Plus tard dans la journée, un médecin lui rend visite, pour un examen de routine, suite à son récent traitement clinique Priory. Le soir, elle bavarde au téléphone avec Kelly Osbourne. Celle-ci dira que son amie semblait « en forme ». Amy attendait impatiemment le weekend, surtout parce qu'elle devait se rendre au mariage d'un ami, le dimanche. Mais le samedi après-midi, à seize heures, Amy est morte.

Son décès survient à un moment cruellement ironique. En 2007 et 2008, elle flirte régulièrement avec la mort mais, pendant les dix-huit derniers mois de sa vie, elle commence, dans l'ensemble, à mener une existence plus calme et plus saine. Il y a, il est vrai, les escapades délirantes habituelles, mais elle semble avoir changé et ses proches pensent qu'elle est prête à revenir au tout premier plan de la scène musicale.

Le récent désir d'Amy de vaincre ses démons date de janvier 2010, au moment même où une photo d'elle, l'air très malade et complètement hirsute, paraît dans la presse. Le public est choqué - et, cette fois, Amy l'est également. Elle entreprend alors sa tentative d'arrêter la drogue la plus sincère et la plus déterminée. Terminées les folles nuits, elle mène une nouvelle vie, plus paisible. Elle est très consciente du danger qu'elle court à s'entourer d'« amis » à la sincérité douteuse, et décide d'observer très attentivement, comme jamais auparavant, son cercle de relations.

Pendant les deux dernières années de sa vie, Amy s'est produite de temps en temps et si certains de ses concerts ont été brillants, d'autres se sont passés moins bien. Lors de l'avant-première d'un film, en 2010, elle rejoint Mark Ronson et son groupe sur scène pour chanter Valerie. Elle est bien habillée et semble en assez bonne santé, mais, à un moment, elle se trompe dans les paroles. Elle déclare après-coup : « J'étais peut-être un peu désynchro », puis ajoute qu'elle ne savait pas très bien quelle version de la chanson le groupe était en train d'interpréter. En décembre, elle se rend à Moscou en jet privé pour se produire à l'anniversaire d'un oligarque russe. Son cachet pour ce concert avoisine le million de livres. En janvier 2011, elle fait quelques dates au Brésil, dans des festivals et séjourne à l'hôtel Santa Teresa, à 700 livres la nuit, à Rio de Janeiro. Alors qu'elle se prélasse au soleil entre les concerts, elle semble en bonne santé, malgré sa maigreur. Son compte en banque se porte aussi très bien après ce voyage puisqu'Amy a gagné aux alentours de 5 millions de livres pour les cinq concerts qu'elle a donné dans ce pays.

C'est ce genre d'engagements tranquilles et très bien payés qui conviennent à Amy pour le moment. Elle peut se produire en public sans avoir à affronter le redoutable cirque médiatique qui l'entoure en Grande-Bretagne. Au Brésil, on la connaît avant tout pour sa musique, et aucun journaliste britannique ne parvient ne serait-ce qu'à s'approcher d'une soirée privée. Elle veut retrouver sa confiance en elle, en concert, aussi loin que possible du regard impitoyable des tabloïds britanniques. C'est une démarche judicieuse. Les concerts au Brésil se déroulent sans incident notable.

Le seul moment un peu polémique a lieu à Recife, lorsqu'elle esquisse quelques pas de danse à la fin d'une chanson et manque de tomber. Mais Amy se remet instantanément sur pieds, en riant. Elle trouve ce genre d'incident très amusant. Elle est toujours prête à se moquer d'elle-même. La foule scande : « Amy, Amy, Amy » alors qu'elle continue à en rire. Il y a des années qu'elle n'est pas apparue aussi heureuse et insouciante sur scène.

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Extrait de « Amy Winehouse, destin foudroyé » aux éditions Albin Michel (juin 2012)

 

 

 

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