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4 semaines supplémentaires de la dictature par la minorité
4 semaines supplémentaires de la dictature par la minorité
©Ludovic Marin / POOL / AFP

Les entrepreneurs parlent aux Français

4 semaines supplémentaires de la dictature par la minorité

Denis Jacquet revient cette semaine sur les mesures annoncées par Emmanuel Macron, notamment l'extension du dispositif pour freiner l'épidémie à l'échelle nationale. De nouvelles restrictions sanitaires s'appliquent pour quatre semaines.

Denis Jacquet

Denis Jacquet

Denis Jacquet est fondateur du Day One Movement. Il a publié Covid: le début de la peur, la fin d'une démocratie aux éditions Eyrolles.  

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4 semaines. Partout. En France, en Italie, de façon aveugle, avec beaucoup de prudence en Espagne, qui néanmoins reprend le chemin des concerts live en extérieur et au Portugal qui est néanmoins prompt à chaque fois à ouvrir tout. Pendant ce temps, la vie reprend partout ailleurs, y compris dans des pays tout autant touchés par le virus à la mode et ses cousins variants, plus ou moins éloignés. 4 semaines pendant lesquelles nombre d’entreprises pourront préparer sereinement leur liquidation. Pendant lesquelles, s’installe la lente agonie de l’économie française, s’exhibe l’inutilité Européenne et s’impose la dictature de la minorité. 5000 malades allongés pour 68M de français debout. Les « allongés » l’emportent. Étrange pour un pays qui avait basé son système démocratique sur la règle du plus grande nombre !!! Nous avons cédé à la valeur résiduelle, limitée, au mépris de tous les autres.

Taux d’incidence, progression des contaminations. Est-ce que cela se traduit par une augmentation substantielle des décès ? Non ! Pourtant chaque semaine nous entendons ce refrain qui est censé nous inquiéter et imposer à nos autorités de devenir plus autoritaires. Leur imposer de réduire nos vies à une liste de tâches sans intérêt, sans interaction, sans relief. De faire de nos vies, un électro-encéphalogramme plat. Imposer de renoncer à toute activité économique au nom de la santé de tous. Mais justement, le problème est là, car la santé « de tous » est très bonne, seule celle de quelques-uns souffre encore. Un petit nombre de quelques-uns est utilisée pour jeter un épais rideau sur la vie de tous les autres.

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Nous sommes plus de 67 millions et sur les 15 derniers jours, en moyenne, 280 personnes sont décédées chaque jour en France. Pas 5000, pas 100 000, ce qui équivaudrait à un génocide qui mériterait le petit nom de « guerre » ou de dévastation. 280 personnes en France, 159 en Allemagne, 97 en Espagne, 7 au Portugal, presque zéro au Royaume Uni. Et pourtant la terreur de mots continue à régner sans partage sur la France et l’Allemagne. Et pourtant, on nous impose un semblant de vie pendant 4 semaines de plus, y compris en Bretagne, ou au Pays Basque, où l’on cherche encore où sont les victimes. Pourquoi ne pas laisser les magasins ouverts, rouvrir les restaurants, partout où la situation le permet, en interdisant simplement les déplacements vers les régions « rouge », où le nombre de médecins qui geignent sur la situation dite « désespérée » d’un hôpital qui pourtant leur permet encore de hanter les plateaux TV, s’équilibre avec ceux qui pensent que la situation n’est pas si grave et que le privé reste encore sous sollicité.

Pourquoi fermer nos écoles, quand la situation des élèves est déjà critique et empêche ainsi leurs parents de travailler normalement dans un pays à qui une crise si mal gérée a déjà coûté plus de 160 milliards d’euros ? Pourquoi ne pas avoir fait comme en Israël, ou en Chine et bâtir des capacités d’accueil des malades, plutôt que de condamner et assigner 68M de français à domicile, dans un pays où la surmortalité des moins de 65 ans, malgré la pandémie, n’a pas augmenté depuis mars 2020 ? Pourquoi ne pas autoriser SpoutnikV comme nombre de pays, et le produire en France, afin d’accroître une capacité de vaccination, qui permet aux USA, que nous aimions tant montrer du doigt pour nous rassurer sur notre médiocrité, de laisser 1.5M d’Américains aller s’amuser à Miami, et vivre heureux, quand nous sommes devenus un peuple fantôme shooté aux subventions ?

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Désormais, même avec un vaccin pour tous et un passeport médical, nous n’aurons pas les touristes étrangers cet été, ce qui va définitivement sonner le glas de notre industrie touristique et de notre culture, et de sa Ministre qui tente elle-même de contribuer au renouvellement d’une génération d’artistes en embrassant les plus âgés sans porter de masque. On nous annonce des festivals sans public (limitation à 5000, assis !), et sans restauration, interdisant ainsi toute rentabilité à ces évènements, dont un large nombre ne seront plus qu’un souvenir, laissant sur les carreaux des milliers de PME, TPE, artisans, intermittents et fournisseurs de toute nature. On voit déjà des évènements annulés pour octobre prochain, ce qui conduira à la faillite une industrie de l’évènementiel, qui avait besoin d’éviter une seconde année d’annulation pour espérer s’en sortir. Ce sont des industries essentielles pour des villes comme Cannes ou Nice. Notamment. On se demande si le Maire de Nice y réfléchit de temps à autre, quand il accuse les touristes d’être responsable d’un Armageddon, traduisez d’être responsable d’une trentaine de personnes en réanimation à Nice !! De qui se moque-t-on ?

Un taux d’incidence de 500 personnes pour 100 000 personnes ! Comment peut-on condamner à mort un pays pour un taux de contaminés de 5 pour 1000, dont à peine quelques-uns d’entre eux finiront à l’hôpital et ressortiront la plupart du temps, sur leurs 2 jambes et en pleine forme ? Comment penser que ces malades seraient plus importants que notre vie à tous, que la scolarité des enfants, que de la violence faite aux femmes (en pleine explosion), que le retour à la pauvreté des plus fragiles, du non-traitement des cancéreux ou du report des opérations, du taux de dépression et de suicide qui bondit dans tous les pays, des millions de chômeurs qui pèseront sur notre reprise pour au moins 3 à 5 ans ?

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Depuis le mois de Mars, j’ai dénoncé comme une réaction hystérique, le traitement de cette crise, destinée à camoufler à la fois l’incompétence de nos « élites » et le délabrement de notre système de santé, incapable de soigner 5000 patients dans la 6ème puissance mondiale, et désormais incapable d’avoir un taux de vaccination qui soit à la hauteur des 5 puissances qui la précèdent ou la suivent, et notamment le Royaume-Uni, les USA, Israël. A l’époque certains ne voulaient pas entendre ceux qui comme moi ne comprenaient pas la position de nos sociétés Européennes. 1 an plus tard et un paquet de dettes abyssales plus loin, nous continuons comme les lapins attirés par les phares de la peur, et nous fonçons toujours vers cette lumière funeste. Je m’appellerais Marine, je me frotterais les mains. Allons-nous, comme nombre de nos voisins, descendre dans la rue pour réclamer ce qui nous revient, ce pourquoi nous avions signé en vivant en France ? La liberté et la vie. Tout ce dont nous sommes privés au nom d’une menace sans substance.

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