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"Fidel, Fidel, je suis resté Fidel" (air connu)
©AFP

Les grandes énigmes de l'histoire

"Fidel, Fidel, je suis resté Fidel" (air connu)

Ce week-end, la « vraie gauche » est en deuil d'un tyran mégalomane et homophobe. Le totalitarisme serait-il plus sympa sur fond de salsa ?

Hugues Serraf

Hugues Serraf

Hugues Serraf est journaliste et écrivain. Son dernier roman : Deuxième mi-temps, Intervalles, 2019

 

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La « vraie gauche », celle qui pense que la droite commence avec Myriam El-Khomri et l’extrême droite avec Manuel Valls, pleure Fidel Castro ce week-end. Oui, Fidel Castro, le dernier dictateur marxiste de la planète avec Kim Jong-un...

 

C'est sûr, les Cubains sont convenablement alphabétisés et forment de bons médecins qu'ils exportent contre du pétrole au Venezuela, mais ça n'empêche pas leur pays d'être un authentique cauchemar totalitaire. Et si l'on peut toujours, par la combinaison d'une curieuse flemmardise intellectuelle et d'une certaine forme de romantisme niais, apprécier la figure révolutionnaire de l'artisan de la chute de Batista, il n'y a objectivement pas grand chose à sauver de ses cinquante ans de règne sans partage.

Emprisonnement de dissidents, chasse aux homosexuels, népotisme à la nord-coréenne, police politique à la mode est-allemande, contrôle de l'information à la soviétique, absence totale de libertés individuelles, contrôle social, pauvreté endémique née d'une gestion absurde de l'économie, torture, détournements massifs d'argent public à des fins d'enrichissement personnel de la familia réal... Sacré bilan.

Mais parce qu'on peut difficilement parler d'aveuglement au sens où l'on soutenait Mao, Staline et Pol-Pot dans certains cercles il n'y pas si longtemps (après tout, même Manu Chao, consul honoraire de Cuba en France, fredonne à l'occasion que l'île « n'est pas un paradis »), on peut s'interroger sur les ressorts de cette indulgence progressiste inaltérable. La dictature sur fond de salsa est-elle plus tolérable ? L'anti-américanisme comme doctrine de base suffit-il à rendre une tyrannie sympathique ? L'excellente médecine cubaine est-elle incapable de lutter contre la castro-entérite ? Franchement, je sèche. Garçon, un Cuba Libre por favor !

>>>> A LIRE AUSSI : Fidel Castro est mort, la dictature castriste continue

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