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Crédits Photo: Capture d'écran Youtube / Euronews

Verdict

Christophe Dettinger condamné à un an de détention en semi-liberté

L'audience tant attendue de Christophe Dettinger s’est déroulée ce mercredi devant le tribunal correctionnel de Paris. L'ancien boxeur a été condamné mercredi à un an de prison ferme, aménageable en semi-liberté, et à 18 mois de sursis avec mise à l'épreuve. Cette décision intervient après son implication dans les violences commises à l’encontre de deux gendarmes le 5 janvier dernier lors de l'acte VIII de la mobilisation des Gilets jaunes. 

Le tribunal a également condamné l’ex-champion à une interdiction de séjour à Paris pendant six mois. Christophe Dettinger devra indemniser ses victimesde la somme de 2.000 et 3.000 euros.

Lors de l’audience, la président a détaillé les futures échéances pour ce Gilet jaune qui s’était rendu aux autorités deux jours après les faits : 

"M. Dettinger, cela veut dire que ce soir vous dormez en prison. D'ici cinq jours, vous passerez devant le juge d'application des peines d'Evry, qui va mettre en place un régime de semi-liberté: vous dormirez en prison, mais vous pourrez continuer à travailler".

Le verdict a été accueilli avec un certain soulagement pour les proches et les soutiens de Christophe Dettinger. Le procureur avait initialement requis trois ans dont une année de sursis avec mise à l'épreuve et demandé le maintien en détention du prévenu. 

Durant l’audience, des vidéos ont été diffusées de la scène de l’agression des gendarmes par Christophe Dettinger. 

Lors de son procès, Christophe Dettinger a exprimé des regrets : 

"J'ai voulu empêcher une injustice et j'en ai créé une autre". 

Il a indiqué être intervenu suite à la "violence" des forces de l’ordre. 

"Je cherche ma femme, je vois des coups de matraque de gendarmes donnés à des Gilets jaunes. Bam, bam, bam. Je ne comprenais pas. Je vois une dame au sol, un coup de pied et un coup de matraque levée, c'est là que je me jette sur le gendarme et je tape".

L’un des gendarmes a réfuté la version de l’ancien boxeur et a nié avoir donné des coups de matraque. Ce gendarme a vacillé sous les poings de Christophe Dettinger alors qu'il avait reçu l'ordre de reculer.

Christophe Dettinger a demandé "pardon" et a précisé qu’il n'était pas un "sale gitan, un casseur de flic". 

Reste à savoir quel sera l’impact de cette décision judiciaire sur la suite du mouvement. Le Premier ministre Edouard Philippe a récemment indiqué que près de 1.800 condamnations avaient déjà été prononcées dans le cadre du mouvement des Gilets jaunes. 

Les citoyens impliqués dans les mobilisations tous les samedis ont prévu de se déplacer dans les rues pour une 14e journée d’action, le 16 février. 

Alors que les décisions judiciaires à l’encontre des Gilets jaunes se multiplient, la figure des Gilets jaunes Ingrid Levavasseur a interpellé le Premier ministre Edouard Philippe mercredi soir dans le cadre de l’émission "La Grande Explication" de David Pujadas et avec 10 Français sur LCI. Cette ancienne tête de liste du RIC pour les élections européennes a demandé au Premier ministre l’amnistie pour tous les Gilets jaunes confrontés à des procédures judiciaires. 

Le cas des violences policières et de la politique du maintien de l’ordre reviennent également dans les débats suite à la multiplication des cas de manifestants blessés par l’usage des lanceurs de balles de défense. Jérôme Rodrigues a indiqué ce mercredi avoir perdu son œil et maintient avoir été visé par un tir de LBD  alors que les résultats d’analyses sur la balle retrouvée ne portent pas de traces de sang de Jérôme Rodrigues mais d’un autre individu. 

Les Gilets jaunes s’apprêtent donc à se mobiliser pour une 14e journée ce samedi 16 février. 

Le président de la République Emmanuel Macron, le Premier ministre Edouard Philippe et les différents membres du gouvernement vont continuer de s'impliquer sur le terrain et de participer au Grand débat national avec les citoyens et les maires afin de tenter d’apporter des solutions à la crise des Gilets jaunes et au malaise des Français. 

Euronews

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