Face à la polémique concernant sa rémunération, Chantal Jouanno a décidé de se retirer du "pilotage" du "grand débat national" voulu par le Emmanuel Macron. Une annonce faite au journal de 20h, hier soir, sur France 2. Depuis lundi, l'ancienne ministre des Sports est sous le feu des critiques à cause de son salaire de présidente de la Commission nationale du débat public à hauteur de 14 666 euros brut par mois. Une somme quasi équivalente à celle que perçoivent le président de la République et le Premier Ministre (15 140 euros). « Le débat est légitime, nos concitoyens sont parfaitement légitimes à le poser […] Je constate que les attaques viennent au moment où la Commission défend son indépendance » a déclaré Chantal Jouanno sur le plateau d'Anne-Sophie Lapix avant d'ajouter qu'elle ne démissionnerait pas : « Je maintiens ma présidence, mais je remets dans les mains du président de la République et du gouvernement le niveau de rémunération de la présidente de la CNDP qu'il leur appartiendra d'arbitrer. »