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Pratiquement tous les investisseurs se demandent maintenant si la hausse des marchés qui a débuté en 2009 n’est pas finie
©Reuters

Revue d'analyses financières

Pratiquement tous les investisseurs se demandent maintenant si la hausse des marchés qui a débuté en 2009 n’est pas finie

Cee début 2016, est marqué par la baisse du baril de pétrole de 11,5% dans la semaine. La seule hausse significative est celle de l’or avec + 4%. Cette évolution est due pour l’essentiel aux inquiétudes sur l’économie chinoise.

Jean-Jacques Netter

Jean-Jacques Netter

Jean Jacques Netter est vice-président de l’Institut des Libertés, un think tank fondé avec Charles Gave en janvier 2012.

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Le début d’année a été très agité avec une baisse du baril de pétrole de 11,5% dans la semaine,  de -8,3% pour les marchés émergents, de  -6,5% pour l’Europe, de -5,9% pour le marché américain et de 5,7% pour l’Asie en moyenne avec la Chine à -8,2%. La seule hausse significative étant celle de l’or avec + 4%.

Cette évolution est due pour l’essentiel aux inquiétudes sur l’économie chinoise. Pourtant, la Chine ne va pas s’écrouler comme un château de cartes. Les marchés sont angoissés par la baisse du renminbi qui ressort à seulement moins de 5% contre le dollar en un an. Pour le Real brésilien la baisse est de 33%, pour la Rouble russe  de 17% et pour la Lire turque de 20% …

La France est toujours dans le palliatif pour traiter le chômage

La France dépense toujours des sommes considérables pour le soutien à l’emploi avec très peu de résultats. Les seuls emplois d’avenir ont coûté 1,2 Md€ en 2016.Ils produiront peu d’emplois définitifs puisque les jeunes qui en bénéficient se trouvent pour l’essentiel dans le secteur public ou les associations. Tant que le gouvernement ne voudra pas évoluer sur le Code du Travail, le SMIC ou le temps de travail aucun résultat significatif ne pourra être obtenu. On restera dans le traitement statistique du chômage…

En Europe préférer les sociétés exposées au marché américain

En Europe, la meilleure performance des marchés européens a été réalisée l’année dernière par l’Italie avec 13% de progression suivie par l’Allemagne avec 9,5% et la France de 9%.Au début de l’année les perspectives économiques étaient bien orientées avec une bonne demande domestique et étrangère qui confortait l’indice PMI manufacturier. Ce n’est plus tout à fait le cas aujourd’hui.

Parmi les sociétés  susceptibles de profiter de la bonne tenue relative de l’économie américaine figurent les sociétés qui réalisent une partie importante de leur chiffre d’affaires aux Etats Unis : Fresenius Medical Care (64% du chiffre d’affaires), Grifols(60%), MTU Aero Engines (60%), Luxottica(60%), Tate and Lyle(55%), Aegon (55%), Fiat (50% du chiffre d’affaires), Novo Nordisk (49%), Publicis (46%),Essilor (43%), Roche (43%),Husqvarna(42%), Sodexo(40%), Anheuser-Busch-Inbev(40%),

Aux Etats Unis, privilégier les obligations du Trésor US et les valeurs value

Entre la nouvelle baisse du prix du pétrole et la baisse des bourses une nouvelle hausse des taux de la Fed en mars est improbable. Les chiffres de l’emploi ont été plutôt bons,mais le secteur manufacturier n’a aucune raison de rebondir pour le moment compte tenu de la force du Dollar. 

Les investisseurs doutent maintenant que la croissance des résultats des sociétés américaines soit de 11% en 2016 après -7% en 2015. Ce qui est inquiétant c’est que le rendement du S&P 500 (2,30%) soit supérieur à celui d’une obligation à 10 ans (2,12%). C’est ce phénomène qui provoque dans un premier temps une mauvaise allocation de capital et ensuite une bulle.

Le dollar devrait au moins maintenir sa valeur, ce qui incite à détenir des Bons du Trésor US dans son portefeuille car ils ont de très bonnes chances de conserver leur valeur dans des marchés difficiles.

Les valeurs Value pourraient aux Etats-Unis performer mieux cette année que les valeurs de croissance.

Les sociétés qui pourraient en profiter sont :AppleIntel, Merck, PfizerFord Motor General Motors, Dow Chemical, JPMorgan ChaseCitigroup, Bank of America, Goldman Sachs.

Trois idées sectorielles attractives

Le prix du pétrole pourrait baisser à 20$ si la lutte entre Salmane ben Abdelaziz Al Saoud, roi d’Arabie Saoudite et Hassan Rohani, président de la République islamique d’Iran s’intensifie… Il faudra racheter ExxonMobil, Schlumberger et Chevron et ne pas oublier que la Russie et le Mexique seront les principaux pays bénéficiaires d’une stabilisation des cours du pétrole.

L’internet des objets est un thème d’investissement qui fait les titres des journaux pendant le « Consumer Electronic Show » de Las Vegas.  Tout ce qui est montré n’aboutira pas forcément. Tous les objets que nous utilisons au quotidien seront bientôt connectés. IOT pourrait devenir un marché encore plus important que ceux du smartphone, du PC et de la tablette réunis. 

Les domaines dans lesquels le développement va être rapide sont : L’agriculture de précision qui permet de donner aux agriculteurs des recommandations précises sur les domaines qui ont besoin d’une intervention ; L’automobile connectée ; La conservation de l’énergie  ; Les objets connectés pour la santé ; L’automatisation des usines ….

Parmi les valeurs qui profiteront de cette évolution on peut retenir : parmi les grandes capitalisations : GE, Cisco, Google,Apple,Samsung,IBM,Salesforce.com,Rockwell Automation,Flextronic ; parmi les moyennes capitalisation: PTC,Splunk,Red Hat,Tableau,Qlik,Trimble,Akamai ; parmi lespetites capitalisation : Sierra Wireless, Telit, Skyworks, CalAmp, Ambarella, ThinFilm, Atmel, Hortonworks, LogMeIn

FitBit qui produit les modules qui sont installés sur un smartphone ou une smartwatch pour gérer votre santé.

Les Sociétés de gestion traditionnelles sont confrontées à un très fort développement des « Trackers » (ETF) qui menace le modèle de développement de nombreuses sociétés de gestion. Quand on gère avec des algorithmes avec de la gestion passive, on n’a plus besoin de gestionnaires…

Parmi les conséquences prévisibles, on va assister à de nombreuses restructurations pour réduire les coûts, car les capitaux gérés par les sociétés traditionnelles risquent d’avoir du mal à se développer. De nombreuses fusions et rapprochement vont avoir lieu. L' « ubérisation » est aussi une menace pour toute l’industrie. Le « Robot Advising » va prendre presque partout la place du « Chargé de Clientèle ». Les risques de Brexit risquent de compliquer aussi la situation car les sociétés de gestion basées à Londres.Elles risquent d’avoir plus de mal à poursuivre leur développement sur le continent.

Dans cet environnement difficile, les sociétés qui pourront le mieux tirer leur épingle du jeu seront : Blackstone, BlackRock, Invesco  and Oaktree Capital

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