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Pense-bête ajustable pour vacances numériques
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La minute "Tech"

Pense-bête ajustable pour vacances numériques

Voici venu le moment de penser aux objets numériques que l’on emportera à la campagne, à la plage ou en montagne. Plutôt que de dresser l’inventaire exhaustif de l’attirail du geek en vacances, il m’a semblé plus pratique de proposer une check list ajustable à deux types d’estivants : ceux qui veulent rester connectés et ceux qui préfèrent « décrocher ».

Nathalie Joannes

Nathalie Joannes

Nathalie Joannès, 45 ans, formatrice en Informatique Pédagogique à l’Education Nationale : création de sites et blogs sous différentes plates formes ;  recherche de ressources libres autour de l’éducation ;  formation auprès de public d’adultes sur des logiciels, sites ;  élaboration de projets pédagogiques. Passionnée par la veille, les réseaux sociaux, les usages du web.

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Le soleil, le sable, l’eau et l’électronique. Cherchez l’intruse… Bon, ne perdons pas de temps : toute protection solide ou flexible contre l’eau et le sable doit retenir l’attention du vacancier. Le kakou qui frimera sur la plage « avé le peigne dans le maillot » en exhibant la toute dernière tablette électronique aura l’air d’un noob (crétin de l’ère numérique) quand le petit frère de la pulpeuse baigneuse draguée aura renversé son seau sur l’Ipad 2 avec Wi-Fi, 3 G et 64 gigas achetée 813 euros.

Le Robert Doisneau des alpages ne se remettra jamais d’avoir laissé humecter dans un torrent son Canon EOS 7 D à 1335 euros boîtier nu. Bien sûr, le berger en transhumance ressemblait au Kevin Costner de « Danse avec les loups », mais ce n’est pas lui, le crétin des Alpes.

« D’abord, il y a le trajet »

Maintenant que les radars ne sont plus répressifs mais juste pédagogiques, il faut relancer le marché des avertisseurs. Entre 50 et 280 euros, c’est jouable. De même pour le GPS qui conduit directement à la plage du Lavandou ; l’éventail des investissements s’étale entre 60 euros et 610 euros. Pourquoi c’est si cher ? Ce modèle est dédié aux camping cars qui précèdent le Tour de France pour être les mieux placés sur les pentes du Tourmalet. Il choisit les routes en fonction du gabarit du camion. Il propose un comparateur de campings sur plusieurs critères: parkings, toilettes, concours de T-shirts mouillés.

Les embouteillages sont une excellente  occasion d’actualiser les autoradios. A la place des lecteurs de cassettes, ils accueillent désormais des supports SD et USB. Compter 70 euros pour le premier modèle et 200 euros pour un Clarion qui lit les CDR et CDRW, le MP3, WMA. Avec en sus, des ondes Blue Tooth.

Ah la « dent bleue » ! Elle permet d’éviter de gros ennuis avec la maréchaussée qui, dans les fourrés, guette les plus dangereux des automobilistes après les alcooliques. Le téléphone mobile tue plus quand il est utilisé en voiture qu’avec ses antennes pourvoyeuses de tumeurs cérébrales. Donc, c’est très simple : vous configurez un réseau Blue Tooth avec votre téléphone portable, vous installez une voiture autour du réseau et vous conduisez en parlant dans le système audio du véhicule. C’est cher ? La santé n’a pas de prix et repasser son permis coûte très cher aussi.

S’il ya des enfants dans le véhicule, le lecteur de DVD s’impose. Le calme dans l’habitacle mérite bien une dépense de 60 euros pour un produit de base tous formats. Les gosses ne font rien qu’à se chamailler parce que l’ainé empêche son cadet de regarder « Harry Potter » ? Pour 350 euros, le Nextbase étale deux écrans LCD de 21,6 cm de diagonale.

La SNCF loue des lecteurs sur certaines lignes de TGV.  Il suffit d’apporter la version  DVD  de « Camping » pour que le trajet vers les « Flots bleus » paraisse moins long en compagnie de Patrick Chirac.

« Connecté, je resterai. Toujours et partout »

Il est tout à fait possible, de nos jours, de twitter en faisant de la planche à voile. Il suffit pour cela de solliciter d’une main son téléphone nomade intelligent, de souscrire un abonnement au réseau 3 G pour son mini-ordinateur netbook ou de chercher le vent en restant à proximité d’une borne wi-fi . Dans tous ces cas de figures, il convient de prévoir une batterie de secours car les courants marins peuvent mener le twittos très loin sur l’Océan.

Si vous ne pouvez pas profiter de vos congés payés sans conférer avec vos milliers d’amis sur Facebook ou vérifier sur Wikipedia que le nom savant du bouquetin est bien Capra ibex offrez-vous une tablette électronique. Moins encombrante que l’ordinateurportable, elle fait merveille dans les crêperies bretonnes comme dans les bars de Saint-Tropez.

Netbook ou tablette tactile, tout dépend du budget. La Toshiba Folio 100 et l’Asus F101 s’acquièrent à 400 euros.  Reste à arbitrer entre l’environnement Apple (380 applications) et l’environnement Google Android (320 applications).

Un  netbook – ordinateur aussi petit qu’une tablette mais avec des fonctionnalités informatiques plus classiques – se trouve à moins de 300 euros. Il y a un Asus à 280 euros et sa capacité de stockage est quand même de 250 gigas. Ne pas oublier la clé 3G qui se négocie à partir de 1 euro, selon le  type d’abonnement à votre opérateur de téléphonie mobile. Avec la 3G, le débit est parfois chétif et erratique mais peu de contrées développées y échappent.

« Marre des emails, je me débranche »

Une petite cure de déconnexion volontaire ne peut pas faire de mal après onze mois de lecture obligatoire des courriels professionnels et des blagues spammées par les collègues de bureau. Mais il n’est pas nécessaire de quitter le paradis numérique.

Comment peut-on imaginer de passer un mois sans écouter tous les matins en buvant son café « La mer » de Debussy (ou celle de Trénet, c’est vous qui voyez), « Que la montagne est belle » de Jean Ferrat (ou un air tyrolien) sur un lecteur MP3 à partir de 180 euros…

Cependant, le Front populaire a instauré les congés payés afin que le prolétariat trouve le temps de se cultiver un tantinet :çà tombe bien car  le Progrès technologique offre au Progrès social des livres numérisés en téléchargement gratuit. Les liseuses qui permettent de profiter de l’aubaine culturelle coûtent entre 80 euros et 250 euros. Les batteries ne s’usent que si l’on tourne les pages. Certains modèles n’exigent une recharge qu’après 10.000 pages tournées.  C’est plus qu’il n’en faut pour assimiler le Dasein de Martin Heidegger en feuilletant (façon de parler) son incontournable « Sein und Zeit ».

Rien n’empêche de télécharger aussi la version électronique de la saga Harry Potter sur un site dédié dont Atlantico vous a révélé la mise en ligne dès jeudi dernier. Il semble que seuls les « aoûtiens » pourront procéder aux téléchargements de l’œuvre.

« C’est pas tout çà, mais je veux créer »

Des centaines de millions d’images fixes et animées seront produites en deux mois de vide estival. Seules les vôtres auront de la valeur parce qu’elles résulteront d’une démarche créative.

Pour la photo, le Vivitar à 20 euros ou l’Olympus T10 à 50 euros vous transforment en paysagiste et portraitiste de talent. Ignorez le nombre de pixels car au-delà de 8 millions il ne présente d’intérêt que pour les affichages ou tirages en grands formats. Soyez plus exigeants sur les supports (cartes SD, prises USB) ainsi que sur la technologie de zooming. Un compact ultra-plat est pratique mais si le grossissement est dû à un logiciel, les contours de la photo risquent d’être un peu flous ou sombres sur les longues « focales ». Les zooms optiques génèrent des images plus propres mais ils sont un peu plus encombrants.

Le réflex numérique a été très tendance jusqu’à l’été dernier. C’est le bonheur retrouvé, même par le son du déclic, des Nikon F2 et autres Canon AE1.  Mais c’est lourd à porter, en randonnée, avec les optiques de 300 mm qui multiplient par 1,5 le potentiel de leurs ancêtres pour boîtiers argentiques.

La gamme des bridges suggère des compromis performants et abordables entre les compacts et les réflex.  Il faut compter  entre 300 à 340 euros pour un modèle convenable comme le  Canon Power Shot, le Fujifilm Finepix HS10, ou le Panasonic Lumix DMC.

Les clips à partager en ligne remplacent désormais les vidéos pâteuses des films de vacances en VHS. D’où l’intérêt des caméscopes de poche issus du défunt Mino qui envoient les séquences brutes codées dans les formats Flash (FLV) en vigueur sur YouTube ou DailyMotion. On trouve des appareils de ce genre pour quelques dizaines d’euros. Certains sont, pour ce prix-là, étanches jusqu’à trois mètres.  Au-delà, à partir de 200 euros, les mini-caméscopes offrent des résolutions d’images tout à fait remarquables.

Ce n’est pas parce que les vacances comportent souvent une quête de silence qu’il faut négliger le potentiel émotionnel du son. Un simple dictaphone suffit  pour capter une ambiance de fête folklorique, le beuglement du taureau qui fonce vers vous pour faire connaissance, le cri des cormorans le soir au-dessus des apéros Facebook. Tout cela peut-être enregistré par un Olympus DP-20  à 40 euros qui compresse en MP3. Ce magnétophone pourra se visser sur une perche téléscopique  de 3 mètres, absolument indispensable pour mémoriser les bâillements de la marmotte quand l’été s’achève.

Mais tout cela consomme de l’électricité. Ne pas oublier, donc, les chargeurs d’accumulateurs, les adaptateurs de prises de courant pour contrées étrangères et les chargeurs photovoltaïques qui transmettent l’énergie du soleil à de précieuses piles rechargeables.

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