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Les réserves de change de la Chine ont progressé de 10 Md$ en mars. Elles s’établissent désormais à 3200 Md€.
Les réserves de change de la Chine ont progressé de 10 Md$ en mars. Elles s’établissent désormais à 3200 Md€.
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Revue d'analyses financières

Les réserves de change de la Chine augmentent à nouveau…

C’est une nouvelle importante dans la mesure où le scénario de la Chine qui était confrontée à une évasion de capitaux et qui allait s’effondrer en entraînant le reste de l’économie mondiale dans sa perte, n’est plus tout à fait d’actualité.

Jean-Jacques Netter

Jean-Jacques Netter

Jean Jacques Netter est vice-président de l’Institut des Libertés, un think tank fondé avec Charles Gave en janvier 2012.

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En Chine, les nombreux opérateurs qui étaient très négatifs sur l’économie chinoise avaient des positions vendeur à découvert en Renminbi. Ils sont en train de fermer leurs positions, car les réserves de change de la Chine ont progressé de 10 Md$ en mars. Elles s’établissent désormais à 3200 Md€. C’est une nouvelle importante dans la mesure où le scénario de la Chine qui était confrontée à une évasion de capitaux et qui allait s’effondrer en entraînant le reste de l’économie mondiale dans sa perte, n’est plus tout à fait d’actualité.

D’ailleurs, un portefeuille de valeurs européennes exposées à la Chine a progressé de 6,7% depuis le début de l’année. Parmi ces valeurs figurent notamment : Remy Cointreau (18% de son chiffre d’affaires réalisé en Chine), Kuehne & Nagel (20%), Panalpina (20%), ABB (14%), Andritz (12%), Georg Fisher (12%), Cookson Group (11%); Gamesa Corp Technologica (13%),LVMH (23%), Adidas (21%), Puma (19%), Richemont (18%), Burberry (13%), SEB (13%), CSR plc (32%), STMicroelectronics (25%), Infineon (21%), Nokia (16%)

L’affaire des « Panama Papers » s’ajoute à une longue liste de révélations qui trouvent toutes leurs sources dans des documents qui ont presque toujours été piratés. Personne ne peut défendre la fraude fiscale, mais il semble difficile de mélanger les chefs d’Etat qui s’enrichissent personnellement sur le dos de leur peuple et les entrepreneurs qui essayent d’échapper à une fiscalité confiscatoire pratiquées par de nombreux Etats.

Curieusement, il n’y a dans les listes qui ont circulé aucun nom américain, alors que l’Etat du Delaware est connu pour être un état très compréhensif pour rendre opaque de nombreuses rémunérations et décisions…

On aimerait beaucoup sur le même principe que le « Consortium des Journalistes » déploie la même énergie pour nous exposer la situation des « Salafism Papers »…

L’Angola a dû demander l’aide du FMI. C’est un événement important, car il n’y a pas si longtemps, le pays faisait partie des bons élèves de l’Afrique. Le champ de Kaombo pour être développé, nécessitait en 2014, 16Md$ d’investissements. Il devait produire 230 000 barils/jour en 2017. Pour être rentable il fallait un prix du baril de 70$. Les autres champs de Girasol, Dalia et Pazflor ont été découverts par Total.

Les sociétés exposées à l’Angola sont notamment: Sonangol, Total, Exxon Mobil, Statoil, BP et Mota Engil au Portugal.

Les analystes commencent à revoir leurs prévisions à la baisse

En Europe, l’indice Stoxx 600 a reculé de 2,8% la semaine dernière. Les analystes financiers qui vivaient, pour la plupart d’entre eux, encore sur un nuage rose sont maintenant en train de revoir à la baisse leurs prévisions de bénéfices sur l’ensemble de l’année 2016.

En France, la création par Emmanuel Macron de son propre mouvement politique « En Marche » témoigne de la difficulté pour la gauche, mais aussi pour la droite d’aller dans l’unité à la prochaine élection présidentielle.

On voit bien qu’avec la perspective de voir Marine Le Pen récolter entre 35 et 40% des suffrages des électeurs, il va y avoir beaucoup de turbulences dans toute la classe politique…

Michel Sapin explique qu’il respecte les engagements de la France en matière de déficit à la lettre. Selon lui, le déficit public atteindrait 3,3% en 2016 avant de repasser sous la barre autorisée par le pacte de stabilité en 2017 à 2,7% exactement. Les gouvernements successifs ont laissé filer les déséquilibres entre la France et l’Allemagne. On ne s’en aperçoit pas trop, car avec plus de 2000 Md€ d’endettement, la charge de la dette autour de 45 Md€ est grâce à l’effondrement des taux la même que quand la France, il n’y a pas si longtemps, avait 1000Md€ de dettes. Le jour où les taux d’intérêts vont remonter la situation risque d’être extrêmement difficile à gérer.

Alors que l’immobilier montrait des signes plutôt encourageants de reprise, les avocats de l’encadrement des loyers repassent à l’offensive. On ne peut pas gérer le secteur de l’immobilier uniquement avec de l’idéologie…

En Allemagne, en février, les carnets de commande de l’industrie ont baissé. La production industrielle a baissé. La demande intérieure se tient bien mais le niveau des exportations reste morose.

Parmi les sociétés exportatrices que l’on retrouve dans les portefeuilles figurent : Adidas, Bayer, Bayerische Motoren Werke, Brenntag, Daimler, Fresenius Medical Care, Hannover Ruck, Heidelberger Cement , Infineon, Lanxess, Linde, Merck KGAA, MTU Aero Engines, Osram, Porsche, SAP, Software AG, Symrise.

En Grande Bretagne, The Economist poursuit sa campagne contre le « Brexit ». La directrice de la rédaction explique que son pays pourrait effectivement récupérer de la souveraineté en quittant l’Union Européenne mais qu’elle en paierait le prix sur le plan économique.

Si le vote était finalement en faveur de la sortie de l’Union Européenne les sociétés qui souffriraient le plus sur le plan boursier sont : Shanks Group (74% du CA réalisé en Europe Continentale), Man Group (66%), Thomas Cook Group (65%), Vodafone (58%), Bodycote (57%), Computacenter (54%), Kingfisher (40%), Imperial Tobacco (40%), WPP (34%)

Aux Etats-Unis, l’activité manufacturière risque de rester médiocre au cours des prochains mois car elle a encore reculé en février. L’activité dans les services qui pèse 70% du PIB commence à ralentir. Le déficit commercial repart à la hausse avec un solde négatif de 47,1Md$ pour le mois de février.

Les résultats des entreprises américaines pour le premier trimestre vont être annoncés cette semaine. Ils devraient marquer un recul de 9% en raison de la baisse des résultats de la finance et de l’énergie.

Les opérations de fusion à orientation fiscales devraient fortement ralentir après l’annulation du rapprochement Pfizer/ Allergan.

Au Japon, l’indice Topix a aussi cédé du terrain cette semaine. Le Yen est au plus haut depuis 17 mois. Tout le monde est maintenant convaincu de l’inefficacité des mesures de relance prises par Shinzo Abe, le Premier ministre. Il ne suffit pas, comme le recommandent les keynésiens simplistes, d’injecter des tombereaux de liquidités pour que l’économie reparte. Les investisseurs étrangers sont d’ailleurs vendeurs net d’actions japonaises depuis le début de l’année.

Les fonds Dette Emergente faisaient partie des fonds qu’il fallait au début de l’année quitter de toute urgence. Aujourd'hui on se rend compte qu’ils rapportent autour de 5% avec un risque plutôt faible sur des noms de sociétés qui permettent de dormir la nuit. 

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