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Son compte Twitter a plus de 3 millions d'abonnés.
Son compte Twitter a plus de 3 millions d'abonnés.
©Reuters

Revue de blogs

Le retour en force de Donald Trump (@realDonaldTrump), ou la revanche d'un "troll" qui fait carrière sur les réseaux sociaux

Donald Trump, milliardaire aux implants blond platine, semblait définitivement "has been". Erreur : il se place comme candidat favori des Républicains pour 2016.

Claire Ulrich

Claire Ulrich

Claire Ulrich est journaliste et fan du Web depuis très longtemps, toujours émerveillée par ce jardin aux découvertes, et reste convaincue que le Web peut permettre quelque chose de pas si mal : que les humains communiquent directement entre eux et partagent la chose humaine pour s'apercevoir qu'ils ne sont pas si différents et qu'il y a donc un moyen de s'entendre.

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Un surfer sur la célèbre moumoute de Donald Trump, photo-montage largement partagé sur les réseaux sociaux

Le compte Twitter officiel de Donald Trump a pour nom Therealdonaldtrump, le vrai Donald Trump, et "le vrai Donald Trump" est "le plus grand troll du monde" selon le site spécialisé en empreinte médiatique FiveThirtyEight. La presse peut attendre : Donald Trump fait campagne seul, et bien, depuis des années sur son compte Twitter auprès de plus de 3 millions d'abonnés, souvent accros à ses "trumperies". Il gère de là ses opérations immobilières, ses livres, ses émissions de télé-réalité, sa famille et maintenant, ses idées qui tachent comme du ketch-up dans l'ère démocrate politiquement correcte et vampirisent la campagne. 

Pour réviser la vie et l'oeuvre du candidat, le Christian Monitor propose un quizz : "Que savez vous vraiment de Donald Trump?". On y apprend qu'il a joué dans un film, s'est retrouvé en faillite à quatre reprises, que ses parents l'ont envoyé dans une école militaire à 13 ans pendant les vacances, qu'il en est à son troisième mariage (avec la mannequin slovène Melania Trump)Son site est largement suffisant pour se faire une opinion, extrêmement complet sur ses 16 livres pour devenir riche et célèbre et ses enfants - voir l'onglet "The next generation".

En cas de confirmation de son investiture, Politico imagine ses cent premiers jours à la Maison blanche et ne panique pas. On pourrait observer quelques violations de l'espace aérien mexicain et chinois, références à ses pays-bêtes noires, mais c'est tout. Les garde-fous du système américain auraient vite raison des folles promesses, les siennes comme celles des autres. 

Pierrot Péladeau, sur son blog du Journal du Québec, estime, lui, qu'il faut éviter d'en rire : "Pourquoi n’arrive-t-on pas à voir que Trump est une bête politique pas du tout inusitée dans le paysage politique mondial ? D’ailleurs, ne voit-on pas partout les montées du populisme, de la vedettisation et de la personnalisation du pouvoir? Un Sylvio Berlusconi n’a-t-il pas fait trois mandats de président du Conseil des ministres italien, puis été élu sénateur? Un Vladimir Poutine, trois mandats de président de la Fédération de Russie et un de Premier ministre? (....) J'ai trouvé un intéressant texte d’Ezra Klein, rédacteur en chef de Vox.Tout est résumé dans le titre que je traduis ici: "Donald Trump est un embarras qu’il est impossible d’embarrasser : voilà qui constitue son superpouvoir."

L'analyste politique Justin Guest, sur son blog sur Reuter's s'interroge quand même sur le coeur de son possible électorat : la classe ouvrière blanche américaine.  Oeuvres : "Comment devenir riche" (livre) - "The Apprentice" ('TV réalité).

Nouvelles de France, un site canadien, est plutôt content. Trump est un "soulagement salvateur à l'Obamamania".

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