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La majorité ne comprend pas le vocabulaire d’Emmanuel Macron, Bruno Le Maire voit dans ses yeux des lacs accablés de soleil; Laurent Wauquiez inquiète plus que Marine Le Pen à l’Elysée; L’Express s’alarme de la dérive politique de Cyril Hanouna
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Revue de presse des hebdos

La majorité ne comprend pas le vocabulaire d’Emmanuel Macron, Bruno Le Maire voit dans ses yeux des lacs accablés de soleil; Laurent Wauquiez inquiète plus que Marine Le Pen à l’Elysée; L’Express s’alarme de la dérive politique de Cyril Hanouna

Mais aussi : la vie des flics qui s'estiment lâchés par Macron.

Gilles Klein

Gilles Klein

Gilles Klein,, amateur de phares et d'opéras, journaliste sur papier depuis 1977 et en ligne depuis 1995.

Débuts à Libération une demi-douzaine d’années, puis balade sur le globe, photojournaliste pour l’agence Sipa Press. Ensuite, responsable de la rubrique Multimedia de ELLE, avant d’écrire sur les médias à Arrêt sur Images et de collaborer avec Atlantico. Par ailleurs fut blogueur, avec Le Phare à partir de 2005 sur le site du Monde qui a fermé sa plateforme de blogs. Revue de presse quotidienne sur Twitter depuis 2007.

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L'Express et Marianne s'interrogent sur les autorités françaises face au coronavirus "Peut-on encore les croire ?" et "Comment font-ils pour être si mauvais ?". L'Obs met une photo de Camille Kouchner dont le livre accuse d'inceste, Olivier Duhamel, son beau-père.  Le Point fait aussi sa Une sur un livre : celui que vient de publier Bruno le Maire. Une photo de "Faillites, chômage, dette..." Valeurs Actuelles n'est pas optimiste et titre sur "Ce raz-de-marée qui vient"

Le vocabulaire compliqué de Macron

Des membres de la macronie ont eu du mal à comprendre certains passages de l’entretien accordé par le président à L’Express. « C’est inquiétant. À un an et demi de la présidentielle, il devrait s’exprimer de façon un peu plus simple pour s’adresser à tous les Français. Il veut élever le niveau du débat, mais là, c’était pour les énarques !" écrit Le Point.

Le livre de Bruno Le Maire charme le Point

Étrange époque. Autrefois on publiait ses souvenirs après avoir quitté son poste, ministériel ou autre. Mais voilà qu'en 2021, un pilier de la macronie, l'actuel ministre des Finances, Bruno Le Maire, en pleine crise mondiale prend le temps de raconter "de l’intérieur le quinquennat" et fait des confidences au Point (10 pages au total) qui publie des extraits de son livre, « L’Ange et la Bête ».

L’entourage du ministre a tenté de le dissuader de faire "un récit personnel et politique sur les coulisses du pouvoir, alors que la France subit l’un des plus grands chocs économiques de son histoire. Il n’a pas cédé et a imposé sa singularité : il se veut un homme d’action et de réflexion."

Le Point apprécie : "Il y a un dédoublement pascalien chez Bruno Le Maire : le ministre qui agit et l’écrivain qui regarde le ministre agir. La question sera à nouveau posée. Comment trouve-t-il le temps d’écrire en étant ministre de l’Économie et des Finances en pleine crise mondiale ? " Réponse modeste dans l'interview : "Chacun sait que je suis un responsable politique mais aussi un écrivain".

Le Point est clair : " Il aurait pour ambition de devenir Premier ministre, de se lancer dans la course à la présidentielle de 2022."

Et Le Maire à la dernière question ne dément pas : " on ne saurait dire si vous avez renoncé à votre rêve de devenir président de la République. On a tout de même le sentiment que si… On se trompe ?" Réponse : "Un homme ne doit renoncer à aucun de ses rêves. Mais, pour le moment, je traite avec les réalités."

Mais, Le Maire " excelle dans le croquis de personnalités et dans les scènes prises sur le vif."

Le poète Le Maire à propos de Macron : "« Il se tut, me fixa de son regard bleu sur lequel glissaient des éclats métalliques, comme un lac accablé de soleil dont il aurait été impossible, sous le scintillement des reflets, de percer la surface. »"

"« Et le poste ? Quel poste veux-tu ? » me demanda-t-il. Je lui répondis : « Les Finances. – Et sinon ? – La Défense ou les Affaires étrangères. » Il laissa un long silence : « Et Matignon ? » La question était rhétorique mais elle avait été posée. Près de quatre ans plus tard, je prendrais les devants en déclinant publiquement le poste, après lui en avoir parlé  Il me fixa à nouveau, laissa encore un long silence : « Tu as sans doute raison. Allons-y pour les Finances : c’est une excellente idée. »

Présidentielle : la macronie craint Wauquiez

La multiplication des candidats à droite pour 2022, éventuellement départagés par une primaire, ravit le premier cercle du président selon Le Point. "Bruno Retailleau a gardé la main sur la caisse de François Fillon avec Force républicaine, il a les moyens de faire une campagne tout seul". Mais Laurent Wauquiez inquièterait un pilier de la macronie, qui voit en lui un adversaire plus dangereux pour Emmanuel Macron que Marine Le Pen.

Hanouna : l'amuseur qui dérape

"Mila, blasphème, violences policières : Hanouna, une émission plus politique qu'on ne croit" écrit l'Express (3 pages) qui semble ne pas apprécier que l'animateur ne se contente pas de faire rire avec son émission Touche pas à mon poste, en parlant à tort et à travers  : "Sur C8, l'animateur traite de plus en plus de sujets qui bousculent la société. Au risque du mélange des genres auprès d'un public jeune, mal armé pour le comprendre."

"Car Avec ses 5,9 millions d'abonnés sur son compte Twitter et 3,5 millions sur celui de l'émission, et une audience qui tourne entre 800 000 et 1,3 million de téléspectateurs, l'influence de l'animateur est incontestable".

Exemple le 21 septembre, cité par l'Express : Cyril Hanouna revient sur l'affaire Mila, du nom de cette jeune fille menacée de mort depuis le début de 2020 pour avoir critiqué l'islam. "Cette adolescente avait eu des propos abjects sur l'islam, qu'on avait condamnés ici [...]. Ils sont inadmissibles, je vous le dis, elle fait bien de se faire toute petite maintenant", lâche l'animateur. Puis il poursuit : "Est-ce qu'on a vraiment besoin, aujourd'hui, [...] et je le dis franchement, des dessins comme ceux de Charlie Hebdo, qui mettent, mine de rien, de l'huile sur le feu ?"

Sur les réseaux sociaux, parmi les défenseurs de la laïcité, les professeurs, les adultes en lien avec des jeunes, la stupéfaction l'emporte "comment un animateur suivi par des millions d'adolescents peut-il ne pas manifester de l'empathie pour une jeune fille menacée de mort ? Comment peut-il désigner à la vindicte Charlie Hebdo au moment où s'ouvre le procès qui doit juger les complices présumés des frères Kouachi et d'Amedy Coulibaly ? Comment peut-il jeter aux orties le droit au blasphème ?"

La vie des "flics" lâchés par Macron

Reportage sur la vie des policiers (8 pages) dans l'Obs. Hôtel de Police à Rennes : "Sur les murs du rez-de-chaussée, les tracts syndicaux s'étirent sur plusieurs mètres. Comme une main courante du malaise policier : salaires, heures sup, conditions de travail... « Les tracts sont les mêmes depuis vingt ans, grince un major au crâne lisse. La couleur en plus. »« On est fatigués d'être les héros d'un jour et les méchants du lendemain », se désole une policière chargée de prendre les plaintes. Début décembre, les propos d'Emmanuel Macron sur les contrôles au faciès ont été ressentis comme un désaveu. « Qu'une partie de la population nous critique, nous y sommes habitués, mais, là, on a le sentiment que le président nous lâche », résume un membre de la BAC, la brigade anticriminalité. En signe de protestation, plusieurs brigades ne répondent plus qu'aux appels d'urgence. « Pas d'initiatives, pas d'emmerdes », répète-t-on dans le dédale de couloirs gris. Une histoire a fait le tour des services. Appelés pour un vol de collier, des policiers interpellent l'auteur des faits, mais sont pris à partie par les amis de la victime : « Vous êtes violents, vous arrêtez toujours les mêmes... »

« Nous sommes devenus le punching-ball de la société, déplore un gradé. Des gens vous "tutoient, mais exigent de vous le vouvoiement, vous insultent, vous traitent de raciste, sans rien savoir de vous. » Lui est marié à une Sénégalaise, les insultes le touchent particulièrement."

Les "flics" aident aussi les clochards

"Au sein de la police, il n’y a pas que des cogneurs. La preuve avec la Brigade d’assistance aux personnes sans abri de Paris. Sa mission ? Venir en aide à ces destins fracassés dont le nombre aurait doublé dans notre pays depuis 2012..." Marianne (3 pages).

En 1955 naissent les premières « équipes de ramassage des vagabonds », devenues Bapsa en 1968. "Leur pouvoir n’est pas coercitif mais préventif. «J’ai intégré la Bapsa pour passer de la répression à l’assistance », résume Jérôme, 40 ans, las de dix années passées dans un commissariat de banlieue."

Le Point craint la violence de l'ultra droite

A l'occasion de la sortie d'un livre co-écrit par un de ses collaborateurs, Le Point (2 pages) s'inquiète de la violence de l'ultra-droite : " radicalisation, loups solitaires, fichés S, association de malfaiteurs en vue d’une entreprise terroriste… Si elles font immédiatement penser à l’islamisme radical, ces formules inquiétantes s’appliquent aussi aux groupuscules de l’ultradroite. Dans un livre au titre évocateur (La Poudrière, Grasset), Jean-Michel Décugis, grand reporteur au Parisien, l’écrivaine Pauline Guéna et notre collègue du Point Marc Leplongeon tirent la sonnette d’alarme : la « fachosphère », dont ils proposent une radioscopie documentée, attend son heure pour en découdre ; le moment où les mouvements identitaires vont convertir leur doctrine vénéneuse en actions violentes est peut-être proche."

"Un Villiers peut en cacher un autre" : Philippe et Pierre

"Portrait de deux frères, Philippe et Pierre de Villiers, l'homme politique et le militaire, dont les parcours se croisent à l'heure où d'autres prennent leur retraite" dans l'Express (3 pages). "Pierre et Philippe s'affichent rarement ensemble en public. Avant l'été 2017, beaucoup ignoraient même le lien de parenté qui les unit."

"Et si Pierre venait sauver une droite en déshérence en apposant pour la troisième fois le nom Villiers sur un bulletin de vote présidentiel, en 2022 ? "C'est comme les trains : un Villiers peut en cacher un autre", plaisante Philippe quand on lui pose la question"

"Quant à Philippe de Villiers, il jure la main sur le cœur être prêt à s'effacer pour son cadet : "Si Pierre décide d'être candidat et qu'il faut pousser dans la mêlée, je pousserai." Pourtant, lui aussi a longtemps laissé planer le doute.

Vaccins : Macron et l'État moribond

L'Express n'est pas tendre  (8 pages)avec celui à qui l'hebdo a longuement donné la parole dans un numéro précédent : "En l'espace de quinze jours, nous sommes passés d'un débat sur la confiance dans les vaccins contre le coronavirus à un débat sur la confiance dans l'État. Entre ce que l'exécutif, y compris le président, dit et ce qu'il fait, l'écart se creuse, comme si coexistaient deux voies parallèles, qui donc ne se rejoindront jamais : le verbal et le réel."

L'Express ajoute : "Parmi les pays membres du Conseil de sécurité de l'ONU, seul un ne dispose pas de son propre vaccin : la France." tandis que "Face au doute qui envahit l'ensemble de la sphère publique et remet en question jusqu'au moindre choix scientifique, face au complotisme qui ne lésine pas sur les approximations, l'État aurait vocation à jouer le rôle de valeur refuge. Il démontre plutôt le contraire : ce n'est pas l'État profond qui nous menace, c'est l'État moribond."

Marianne donne la parole à Marcel Gauchet (4 pages sur les 13 consacrées aux vaccins) : "Les gouvernants sentent la réticence de la société, le fait qu’ils n’aient pas prise sur elle, et ils en ont peur. Et cela réveille leur propension à faire peur, comme seule manière de mobiliser les populations d’une manière efficace : si elles sont effrayées, elles finiront bien par aller se faire vacciner."

"La rationalité voudrait qu’il y ait une autorité légitime de la science. Eh bien, non. L’explication tient en partie à une forme de désenchantement de la science, vache sacrée de nos sociétés, en particulier en France.  (...) La science a perdu l’aura que lui conférait sa promesse de rendre le monde intelligible. (...) À cette perte d’autorité de la science s’ajoutent les dysfonctionnements de notre système politique.

Vaccins : la bureaucratie dans ses œuvres

Pour Le Point (3 pages), en matière de vaccination, "le gouvernement promet de rattraper son retard sur les autres pays". Mais "Face aux dysfonctionnements, partout en France, les élus s’organisent".

Macron « Il a gueulé sur tout le monde ! » relate un fidèle. Entre autres, contre "l'administration de la Santé, à l’origine de l’indigeste protocole imposé aux Ehpad. « Un pavé de 45 pages d’une lourdeur administrative invraisemblable, s’agace la maire divers droite des Herbiers (Vendée) Véronique Besse, chargée des questions de santé à l’Association des maires de France".

Dans la France entière, "les maires de toutes étiquettes sont au bord du craquage. Au Mans, Stéphane Le Foll (PS) avoue écouter France Bleue pour savoir ce que mijote le directeur de son ARS… À Béziers, où personne n’avait été vacciné mardi soir, Robert Ménard (divers droite) n’a aucune idée des plans envisagés. Pas plus que Louis Aliot (RN) à Perpignan, sans calendrier, sans vaccin, et qui ne connaît que les sites concernés dans son secteur, dont le centre hospitalier de Perpignan et… deux Ehpad de Prades, ville du Premier ministre".

Président de l’AMF, François Baroin durcit le ton (...)suggérant, par exemple, de confier la logistique de l’acheminement du « dernier kilomètre » au ministère de l’Intérieur. « Le ministère de la Santé, c’est le syndicat des marchands de certitudes, on ne peut pas discuter. On a le sentiment que les informations sont classées secret Défense ! Le choix stratégique de confier l’ensemble du pilotage au ministère de la Santé, et donc aux ARS, est un échec de gouvernance."

La crise économique vue par Valeurs Actuelles

"La crise sanitaire a mis en lumière les faiblesses économiques françaises et le laisser-aller budgétaire depuis quarante ans pour protéger notre coûteux modèle social. Parce qu’il n’y a malheureusement pas d’argent gratuit, il faudra bien un jour passer à la caisse. Beaucoup redoutent que ce ne soit en 2021." estime Valeurs Actuelles dans un dossier sur la crise économique (15 pages) qui prédit qu'en 2021 Emmanuel Macron sera "submergé par la déflagration économique et sociale

Le magazine s'inquiète pour l'avenir du vaccin Sanofi qui sera disponible en fin d'année : "Si on raisonne en termes de flux, au fur et à mesure que vous achetez des vaccins à Pfizer-BioNtech et à Moderna Therapeutics, cela en fait autant de ventes en moins pour Sanofi ?" réponse d'Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée auprès du ministre de l’Économie (interview 5 pages), : Un enjeu important est d’avoir un vaccin pour la population générale, qui limite la transmission du virus. Aujourd’hui et sur la base des études publiées, nous n’avons pas cette assurance. Peut-être que dans un an, nous aurons épuisé́ le sujet et, dans ce cas, Sanofi n’aura qu’une petite part de marché. Peut-être qu’au contraire, Sanofi se trouvera très bien positionné avec un vaccin qui fait baisser fortement la charge virale, ce que tendraient à montrer leurs premières études. Ce sujet peut nous occuper encore plusieurs décennies et un vaccin dont on ne connaît pas encore le nom pourra avoir in fine une place prépondérante. Gardons-nous de tirer des conclusions hâtives: il y a encore quelques semaines, AstraZeneca devait être le premier laboratoire à produire un vaccin; ce ne sera finalement pas le cas.

Darmanin a changé un garde du corps

Selon Le Point, le commandant-chef adjoint du Groupe de sécurité du ministre de l’Intérieur aurait été remplacé pour avoir relayé sur une boucle WhatsApp privée la lettre d’un officier de sécurité, aujourd’hui décédé, qui se plaignait de la gestion « inhumaine » pratiquée par la hiérarchie du Service de la protection.

Macron en retard dans l'équilibre hommes-femmes

"Selon un rapport de la Direction générale de l'Administration et de la Fonction publique (DGAFP), 18 collectivités ont été pénalisées (Toulouse, Roubaix, Troyes...) pour ne pas avoir nommé assez de femmes à des postes d'encadrement." signale l'Obs.

"En matière d'égalité femmes-hommes, cause prioritaire du mandat d'Emmanuel Macron, le compte n'y est pas encore. Toujours selon la DGAFP, la part des femmes occupant un emploi de l'encadrement supérieur et dirigeant reste scotchée à 31%."

La boussole républicaine du PS

Marianne (4 pages) remarque qu'Olivier Faure, premier secrétaire du parti à la rose, "défend avec vigueur la laïcité. Et, apparemment, la base suit. Reste qu’il faudra plus que des déclarations d’intention pour être sûr que le PS a, enfin, renoué avec son histoire universaliste..."

"En réalité le tournant date de plus d'un an, du 5 novembre 2019 plus précisément. Lors d’une réunion de son bureau national, le PS vote à l’unanimité moins une voix une résolution qui marque son refus de participer à la « marche contre l’islamophobie », une initiative soutenue par des organisations islamistes mais également par la majorité des partis politiques de gauche. La décision, décrite alors par Olivier Faure comme une « boussole pour le parti, pour le présent et l’avenir », fera figure de marqueur."

L'inceste pèse sur tout le monde dans une famille

Interview dans l'Obs (8 pages sur 12) de Camille Kouchner, belle-fille du politologue Olivier Duhamel. Elle dénonce dans un livre l'inceste commise par son beau-père sur son frère : " J’ai choisi d’écrire car je ne pouvais plus me taire. (...) Je ne l’ai pas écrit au nom de mon frère, mais des sœurs, des nièces, de toutes les personnes touchées par l’inceste. L’omerta, dans une famille, pèse sur tout le monde."

Et l'entourage de personnalités (y compris le directeur de Sciences Po, dont  Duhamel était l'un des responsables jusqu'à sa démission cette semaine) au courant a participé à ce silence, voulant éviter tout scandale, tandis qu'Olivier Duhamel régnait sur cette famille, tout en détenant beaucoup de pouvoirs vu ses nombreuses et hautes fonctions au Siècle, à Sciences Po, sans oublier son rond de serviette sur LCI en semaine, et une émission sur Europe 1 le samedi.

"C’est évidemment mon frère la victime directe de cette histoire. Il avait 13 ans quand les faits ont commencé, 14 quand il me les a racontés. Depuis, il est très inquiet pour moi et je le suis pour lui. On vit comme ça. On a une relation telle qu’il s’est dit que j’avais droit à ce récit."

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