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Comment finir l’année et préparer 2017 ?
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Comment finir l’année et préparer 2017 ?

Il ne faut pas se laisser bercer par cette ambiance et profiter de la période de calme actuelle pour analyser la situation et éventuellement prendre des décisions. Beaucoup de questions se posent aux épargnants en cette fin d’année 2016 et l’année 2017 pourrait également être riche en événements pouvant impacter l’épargne.

Alain Pitous

Alain Pitous

Alain Pitous, Directeur Général Adjoint Associé de Talence Gestion (@alainpitous).

Talence Gestion est une société de gestion de portefeuille indépendante spécialisée dans la gestion sous mandat pour les particuliers et la gestion de fonds commun de placement en actions.

Précédemment, il a été pendant 5 ans (2009-2014) Deputy CIO d’Amundi (850 Milliards d’Euro sous gestion) et gérant du fonds Amundi Patrimoine de 2012 à juillet 2014.

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Depuis plusieurs semaines une certaine torpeur s’est emparée des marchés. Seules les Banques centrales arrivent encore à faire décaler les marchés.

Il ne faut pas se laisser bercer par cette ambiance et profiter de la période de calme actuelle pour analyser la situation et éventuellement prendre des décisions. Beaucoup de questions se posent aux épargnants en cette fin d’année 2016 et l’année 2017 pourrait également être riche en événements pouvant impacter l’épargne.

Sur le plan macroéconomique il semble que la situation reste globalement toujours la même.

*La croissance reste molle. La nouveauté est qu’Etats-Unis et Europe se rejoignent progressivement ! La consommation des ménages compensent la faiblesse désormais chronique de l’investissement. Il y a peu d’espoir qu’il y ait une franche amélioration à court-terme.

*Les banques centrales ces derniers jours ont fait passer un message clair ( !) : elles ne vont rien faire ! La BCE va attendre une confirmation de l’amélioration ou une dégradation sur le front de l’inflation pour, éventuellement  ajuster sa politique. La FED va attendre des données plus claires avant, éventuellement, de monter ses taux.

Ce scénario « mou » explique la léthargie des marchés. Bien sûr des scénarios de risque existe. Pêle-mêle :

-La Chine pourrait se rappeler à notre bon souvenir un jour prochain.

-L’Italie, L’Espagne, La France et L’Allemagne vont tour à tour connaitre des élections. Les programmes annoncés à droite à gauche pourraient impacter les marchés.

-Nous finirons 2016 avec un nouveau président américain. Là aussi tout est possible.

Dans cet environnement que peut faire un épargnant ?

-Continuer à investir dans le fond Euro de l’assurance-vie ?

*Cela ne parait plus très judicieux sur le plan financier : même bien géré, les contrats ne peuvent pas transformer des taux bas en rendements garantis élevés… Les taux sont bas depuis longtemps et progressivement et mécaniquement les contrats Euro voient / verront leur rendement baisser. L’idée ici n’est pas d’arbitrer l’existant mais d’arrêter d’abonder ces supports.

*L’immobilier, le raisonnement est un peu le même. La vague de gains élevés est probablement derrière nous. Après fiscalité, l’immobilier est devenu un placement nettement moins attractif qu’il y a quelques années. Inutile de renforcer en direct ou via SCPI qui sont désormais un peu chères.

*Les obligations…cette semaine il y a eu une première : des entreprises ont émis des obligations avec des rendements négatifs !!!! Parfois il faut savoir rester à l’écart quand on ne « sent » pas les choses. Certains nous expliquent que si les taux continuent de baisser (devenir plus négatifs) on peut gagner de l’argent avec des obligations….Certes, mais pour notre part nous considérons que le risque est devenu trop dissymétrique : il y a sur un horizon 4-5ans plus de risque de perte que de chance de gain. Nous poursuivons donc nos allègements. Pour le moment nous avons eu tort de procéder de la sorte mais nous persistons.

Les actions. La dissymétrie est inverse à celle des obligations selon nous. Sur 4-5ans il y a plus de probabilité de gains que de perte …

MAIS, car il y a un mais, toutes les actions ne se valent pas ! Loin de là.

Les actions américaines sont un peu chères mais on peut se laisser porter…

Les actions japonaises n’ont aucun intérêt pour un particulier en zone Euro. Il y a mieux à faire chez soi !

Les actions émergentes, c’est le dernier trade à la mode. Il est dangereux. Au moindre coup de vent, la correction sera sévère.

Les actions européennes :

-Les valeurs internationales : L’Oréal, LVMH, Air Liquide ou Airbus par exemple  pourquoi pas, avec le même raisonnement que pour les actions américaines.

-Les bancaires : elles souffrent des taux bas mais par rapport aux chiffres qu’elles annoncent semblent peu «  chères ». A réserver aux audacieux quand même car beaucoup de questions sont posées sur le secteur.

-Les « cycliques » européennes, c’est un peu le même raisonnement mais avec un risque plus faible et un « joker »: les plans de relance que devraient mettre en place les européens.

-Les petites et moyennes valeurs : même chose que les cycliques avec un potentiel de croissance supérieure.

Vu les risques, et la séance de vendredi le rappelle ;

il faut quand même être prudents sur les actions… garder des munitions au cas où et se rappeler de 3 choses :

*On n’achète pas des actions uniquement pour le rendement.

*On n’achète pas des actions par « défaut »…

*L’investissement en action nécessite de la patience !!! 

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