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Les viols sur l'enfant de quatre ans avaient lieu au parloir de la prison de Toul
Les viols sur l'enfant de quatre ans avaient lieu au parloir de la prison de Toul
©Reuters

Verdict

Viols au parloir : peine maximale prononcée pour les auteurs

Le couple qui violait son enfant de quatre ans dans un parloir de la prison de Toul a été condamné lourdement le 25 septembre, par la Cour d’assises du Bas-Rhin, à Strasbourg.

Vingt ans. C’est la peine maximale qui a été prononcée par la Cour d’assises de Strasbourg mercredi 25 septembre, à l’encontre de Lionel B. et de Sabrina B. Cette peine est assortie d’une rétention de sortie et d’un suivi de cinq ans, comme l’indique Paris Match. Il était reproché au couple des faits très graves de "viols, actes de pénétration, complicité de viol et agressions sexuelles sur mineur de moins de 15 ans par ascendant" sur l’enfant de 4 ans de Sabrina. Ces actes sordides avaient lieu au parloir de la prison de Toul. L’autorité parentale a par ailleurs été retirée à la mère, et la victime, aujourd’hui âgée de 8 ans, a été placée en famille d’accueil dès la révélation de l’affaire.

L’avocat général, au moment de requérir, avait déclaré que "le comportement de Sabrina B. n’est même pas celui d’un animal à l’égard de son enfant"Les avocats de la mère ont qualifié la condamnation d’"excessive" et annoncé dans la foulée du verdict leur intention d’interjeter appel. Logiquement, l’avocat de la partie civile estimait que "la peine est d’une rigueur exemplaire, proportionnelle à la gravité des faits commis".

En 2010, le petit garçon avait été violé deux fois lors d’une même journée au parloir. Le beau-père, détenu, avait violé l’enfant pendant que la mère attachait, masquait et tenait son fils. Et tout cela au nez et à la barbe des gardiens, peu intrigués par l’obstruction des vitres par des sacs poubelles. Mais la mère avait aussi abusé de son fils seule, se filmant avec son téléphone portable, avant de transmettre les fichiers à son compagnon incarcéré.

Si la jeune mère avait été entendue par la gendarmerie au printemps 2011 à sa propre demande, elle avait dénoncé l’influence de son compagnon sur elle, passant toutefois aux aveux. Ce dernier, n’a reconnu que le viol au parloir, mais l’initiative aurait été prise par la mère. Mais il aura été compliqué de déterminer qui influençait l’autre.

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