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L'OMS a déclenché ce samedi son plus haut niveau d'alerte pour tenter de juguler la flambée de variole du singe.
L'OMS a déclenché ce samedi son plus haut niveau d'alerte pour tenter de juguler la flambée de variole du singe.
©FABRICE COFFRINI / AFP

Actions contre la maladie

Variole du singe : l'OMS déclenche son plus haut niveau d'alerte

L'Organisation mondiale de la santé a déclenché ce samedi 23 juillet son plus haut niveau d'alerte pour tenter de juguler la flambée de variole du singe.

Près de 17.000 personnes dans 74 pays ont déjà été touchées par la variole du singe. L'OMS a déclenché ce samedi son plus haut niveau d'alerte pour tenter de juguler la flambée de variole du singe, a annoncé son directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus lors d'un point de presse :

« J'ai décidé de déclarer une Urgence de santé publique de portée internationale ».

Il a précisé que le risque dans le monde était relativement modéré à part l'Europe, où il est élevé. Il a aussi expliqué que le comité d'experts n'avait pas réussi à atteindre un consensus, restant divisé sur la nécessité de déclencher le plus haut niveau d'alerte.

« C'est un appel à l'action, mais ce n'est pas le premier », a précisé Mike Ryan, le responsable des situations d'urgence de l'OMS, qui dit espérer que cela va mener à une action collective contre la maladie.

Depuis début mai, quand elle a été détectée en dehors des pays africains où elle est endémique, la maladie a frappé plus de 16.836 personnes dans 74 pays, selon le tableau de bord du Centre américain pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) à la date du 22 juillet.

Si les autorités sanitaires ont fait état d'une baisse du rythme de contagion, le nombre de cas augmente rapidement.

C'est seulement la 7e fois que l'OMS a recours à ce niveau d'alerte.

Détectée début mai, la recrudescence inhabituelle de cas de variole du singe, en dehors des pays d'Afrique centrale et de l'Ouest où le virus est endémique, s'est depuis étendue dans le monde entier, avec comme épicentre l'Europe. Décelée pour la première fois chez l'humain en 1970, la variole du singe est moins dangereuse et contagieuse que sa cousine la variole humaine, éradiquée en 1980.

Dans la plupart des cas, les malades sont des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, relativement jeunes, et vivant essentiellement en ville, selon l'OMS. Une étude publiée jeudi dans la revue scientifique New England Journal of Medicine, la plus large réalisée sur le sujet et basée sur des données de 16 pays différents, confirme que dans la vaste majorité - 95% - des cas récents, la maladie a été transmise lors d'un contact sexuel et 98% des personnes touchées étaient des hommes gays ou bisexuels.

Vendredi, l'Agence européenne des médicaments (EMA) a déclaré avoir approuvé l'utilisation d'un vaccin contre la variole humaine pour étendre son utilisation contre la propagation de la variole du singe.

L'OMS recommande de vacciner les personnes les plus à risque ainsi que les personnels de santé susceptibles d'être confrontés à la maladie.

Le Figaro

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