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Une lycéenne découvre une particule anti-vieillissement
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Coup d'éclat

Une lycéenne découvre une particule anti-vieillissement

Son remède miracle : des nano-particules présentes dans la fibre de bois.

C’est ce qu’on appelle un petit génie. Janelle Tam, 16 ans, a déjà fait une découverte scientifique d’importance. La lycée de Waterloo, en Ontario a découvert une particule qui pourrait freiner le vieillissement des cellules.

Son remède miracle : des nano-particules présentes dans la fibre de bois, baptisées aussi NCC ou nano-cellulose cristalline.

Immigrée au Canada depuis Singapour il y a cinq ans, la lycéenne a été la première à prouver le puissant pouvoir antioxydant de cette substance, dont les effets seraient potentiellement  supérieurs à ceux des aux vitamines C ou E, car elle est plus stable et son action dure plus longtemps.

A partir de ces particules, l’étudiante a pu fabriquer une substance antioxydante, qui pourrait être utilisée un jour pour améliorer la santé et freiner le vieillissement, car elle neutralise nombre de radicaux  libres nuisibles trouvés dans le corps humain.

Pour ce faire, elle a réussi à la "coupler" chimiquement les NCC avec des nano-particules de carbone, les buckminsterfullerènes, dont la forme s’apparente à un ballon de football, ce qui leur vaut le surnom de footballène. Le "couple" agit "comme un aspirateur", neutralisant les radicaux libres.

Une découverte qui lui a valu le premier prix d'un concours de biotechnologie : le Sanofi BioGENEius Challenge, ainsi qu’un chèque de 5.000 dollars.

Le jury, composé de chercheurs éminents venant du Conseil  national de recherches Canada, ne risque pas d’oublier cette chercheuse en herbe promise à une belle carrière professionnelle.

La NCC, dont la grandeur se mesure en millièmes de cheveu humain, est  non-toxique, stable, soluble dans l'eau et renouvelable, puisqu'elle vient des  arbres, a indiqué la jeune chercheuse. Ses utilisations potentielles sont virtuellement illimitées, souligne le document, car elle est plus forte que l'acier mais souple, durable et ultra-légère. Un institut national de recherche sur les forêts, FPInnovations, prédit que son marché pourra valoir jusqu'à 250 millions de dollars dans la décennie à venir. La première usine de démonstration de NCC a ouvert ses portes en janvier  dernier sur le site de l'usine de pâtes et papiers de Domtar, à Windsor au  Québec.

Lu sur France Soir

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