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Une députée mélenchoniste attaquée aux prud'hommes par son ex-salarié
©MARTIN BUREAU / AFP

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Une députée mélenchoniste attaquée aux prud'hommes par son ex-salarié

Caroline Fiat, la députée LFI de Lorraine, est accusée de licenciement sans cause sérieuse par un ex-attaché parlementaire, selon Le Républicain Lorrain.

Caroline Fiat, élue députée La France insoumise en Meurthe-et-Moselle (6e circonscription), est attaquée aux prud'hommes par son ex-attaché parlementaire, rapporte Le Républicain Lorrain. Le jeune homme, embauché après les législatives pour gérer une partie de la communication de l'élue, conteste l’arrêt brutal de son contrat à durée indéterminée au milieu de l’été.

"Ce dossier est un bon exemple de ce qu’il ne faut pas faire"

Selon son avocat Me Thomas Hellenbrand, l'élue a fourni à son client un contrat de travail type de l'Assemblée nationale dans lequel "il n'y a que des cases blanches". "Rien n'était renseigné. Il n'y avait aucune information sur la rémunération, le temps de travail, le statut du salarié, le lieu de travail...", explique-t-il au quotidien régional. Ce document a été signé par le jeune homme et transmis avec des informations demandées à la députée. Le seul hic, le plaignant affirme n'avoir jamais reçu le contrat en retour et ignore de quelle façon les cases ont été comblées.

Le salarié a reçu un certificat d'adhésion à la complémentaire santé des attachés parlementaires et a été payé fin juillet. Toutefois, il n'a pas reçu de bulletin de salaire, déclare son avocat. Un mois plus tard, il a appris son remplacement. "Cela tombe à un moment où on cherche à fragiliser les contrats de travail. Il faut éviter les abus et éviter de mépriser le salarié. Ce dossier est un bon exemple de ce qu’il ne faut pas faire", fustige Me Thomas Hellenbrand.

"Ça ne suffisait pas de tweeter mes commentaires Facebook"

De son côté la députée se défend en affirmant que son ex-salarié "ne bossait pas".  "Je n'étais pas du tout à l'aise avec ça, mais il fallait faire quelque chose. Avec mon suppléant, dont il est proche, on lui a parlé, souvent. Ça ne suffisait pas de tweeter mes commentaires Facebook", confie-t-elle. Concernant le contrat, la députée affirme avoir "envoyé ces documents vierges en demandant à (s)on équipe de donner leurs informations personnelles, numéro de Sécu, etc., afin de gagner du temps". "On s'est quand même assis autour d'une table pour discuter du contrat", assure-t-elle.

Si le jeune homme a été remplacé, c'est parce que sa période d'essai avait pris fin, ajoute Caroline Fiat. De son côté, "le plaignant et son conseil considèrent, eux, que le contrat de travail n'étant pas valable, il doit être requalifié en CDI à temps plein sans période d'essai", indique le quotidien. 

Lu sur Le Républicain Lorrain

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