Un rapprochement PS-Centre : François Bayrou et l'UDI adressent une fin de non-recevoir à Manuel Valls | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
Politique
Manuel Valls a dit jeudi pouvoir gouverner avec le centre
Manuel Valls a dit jeudi pouvoir gouverner avec le centre
©Reuters

On s'attache

Un rapprochement PS-Centre : François Bayrou et l'UDI adressent une fin de non-recevoir à Manuel Valls

Après les avances de Manuel Valls, les ténors du centre ont répliqué. Pour Jean-Christophe Lagarde, par exemple, "le centre n'est pas la variable d'ajustement d'une gauche en perdition".

Non le centre n'est pas à vendre. Jeudi lors de son passage sur le plateau de BFMTV/RMC, Manuel Valls avait indiqué qu'il pourrait un jour gouverner avec les centristes. Évoquant une formation commune des "progressistes", le Premier ministre a réitéré ses regrets que le PS n'ait pas tendu la main en 2012 à François Bayrou alors que celui-ci avait appelé à voter pour François Hollande.

Si bien qu'aujourd'hui, la rancoeur est tenace. Et François Bayrou n'entend pas du tout aider les socialistes. "Je ne participe et ne participerai pas à des manoeuvres d'appareil" a-t-il indiqué jeudi soir. Le maire de Pau n'entend pas céder aux avances de Manuel Valls. Pour lui, "le train est passé". D'ailleurs, il ne croit pas possible actuellement le rassemblement d'une grande force politique qui dépasse les partis. "Il n'y aura de reconstruction du paysage politique que lorsqu'on se retrouvera devant les Français" a dit le président du MoDem qui prône toujours une "opposition constructive". Selon Bayrou, le constat pour la gauche est inquiétant. "Ce que dit Manuel Valls entre les lignes, c'est que le PS, c'est fini" lance-t-il.

Un avis quasi partagée à l'UDI. Pour le député-maire de Drancy Jean-Christophe Lagarde, "le centre n'est pas la variable d'ajustement d'une gauche en perdition". Hervé Morin a également estimé que "ce n'est pas maintenant que les choses se règleront". Engagés dans un deuxième tour pour la présidence du parti, les deux hommes n'entendent pas faire alliance avec qui que ce soit.

Au contraire de François Bayrou qui semble avoir choisi "son cheval" pour 2017. Le maire de Pau ne cesse d'adresser des louanges à Alain Juppé. Proches depuis quelques années, les deux élus tracent leurs chemins en espérant trouver un point de convergence avant la présidentielle. Dans le camp du maire de Bordeaux, on affirme d'ailleurs que "l'élection ne se gagnera pas sans Bayrou". Manuel Valls risque donc de se faire éconduire encore longtemps.

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !