Seconde intrusion dans une centrale nucléaire | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
France
Seconde intrusion dans une centrale nucléaire
©

Un petit tour et puis s'en va

Seconde intrusion dans une centrale nucléaire

En l'espace de quelques heures seulement, deux centrales ont été visités. Mais l'intrusion ne vient cette fois pas d'un militant de Greenpeace, mais d'un ancien candidat à la campagne présidentielle.

[Mise à jour]

Et de deux. En l'espace de quelques heures seulement, deux centrales nucléaires ont été visitées.Après le centrale de Bugey, c'est la centrale de Civaux dans la Vienne qui a été touchée. Hervé Couasnon assure même avoir réussi à pénétrer dans le périmètre de sécurité de la centrale. L'objectif de cet homme, qui s'était lancé à la course à la présidentielle avant d'abandonner en février : demander aux "candidats qui débattront ce soir qu'ils tiennent leurs promesses [...] car les Français en ont marre de la société dans laquelle ils vivent".

[Première édition]

Ce mercredi matin, un militant de l'association écologiste Greenpeace est parvenu à se poser sur le site de la centrale nucléaire du Bugey, dans l'Ain, après avoir survolé cette dernière à bord d'un paramoteur à voile. "Il a survolé la centrale, lancé un fumigène puis a atterri à l'intérieur où il a été interpellé", a indiqué le colonel Aubanel, commandant de groupement de la gendarmerie départementale de l'Ain.

Une opération spectaculaire visant à alerter l'opinion publique et les hommes politiques sur la vulnérabilité des installations nucléaires françaises à une éventuelle attaque aérienne. Un risque qui, selon Greenpeace, n'a jamais été pris en compte dans la conception ou l'exploitation des centrales nucléaires françaises, contrairement à l'Allemagne qui a incorporé ce facteur à ses test de sûreté.

"L'objectif de cette action est d'adresser un message aux deux candidats à l'élection présidentielle qui nient le risque du nucléaire. On voulait illustrer une agression externe, type chute d'avion", précise Sophia Majnoni, chargée des questions nucléaires à Greenpeace France.

Dans un communiqué, l'association écologiste souligne que l'éventualité d'un crash d'avion de ligne, accidentel ou intentionnel, est une hypothèse que la France, surtout depuis le 11 septembre et l'accident de Fukushima au Japon, devrait sérieusement étudier.

"Il y a 60 ans, au moment de leur conception, la chute d’un avion de ligne sur les centrales nucléaires françaises, qu’elle soit accidentelle ou intentionnelle, était à peine envisagée. Dans un monde "post 11 septembre", ce risque doit être sérieusement étudié, indique Sophia Majnoni citée dans le communiqué.Par ailleurs, Fukushima nous a enseigné que le plus improbable peut arriver. La prise en compte de l’ensemble des risques nucléaires en Allemagne a abouti à la conclusion que le nucléaire sûr n’existe pas et à une décision de sortie du nucléaire. En France, pour l’instant, on préfère ignorer ces risques et persister aveuglément dans le nucléaire, au mépris de la sécurité des Français."

L'association a également diffusé une vidéo, tournée en novembre, qui montre le survol de l'usine de retraitement de La Hague (Manche) :


Lu sur Europe1.fr

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !