Un lycée a changé le genre d'une élève sans avertir les parents<!-- --> | Atlantico.fr
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Education

Le proviseur se retranche derrière la circulaire Blanquer du septembre 2021

En décembre dernier, des parents ont découvert, stupéfaits, que, depuis septembre 2021, l’ensemble du corps enseignant du lycée de Lucie (prénoms modifiés), 15 ans, l’appelait Louis et s’adressait à elle au masculin, y compris sur des copies ou dans des échanges écrits raconte Le Figaro.

Rendez-vous avec le proviseur, la professeur principale, courriel comminatoire à l’établissement, lettre au rectorat, rien n’y fait: mi-janvier, alors que l’ado confirme à ses parents que la situation perdure, ceux-ci décident de la changer de lycée. 

Aujourd’hui, les parents demandent réparation pour cette «faute professionnelle grave»: un recours en indemnisation a été adressé au rectorat de Paris. 

Ni le rectorat ni le ministère de l’Éducation nationale n’ont souhaité réagir indique Le Figaro. Du côté du lycée - un établissement réputé de l’ouest parisien -, on se retranche derrière la circulaire Blanquer, publiée le 30 septembre dernier: «On peut y lire que “si l’élève fait seul la démarche d’aborder la question de son identité de genre auprès d’un personnel de l’établissement, une communication avec les représentants légaux ne doit se faire qu’avec son accord explicite”, fait valoir le proviseur, qui requiert l’anonymat.

Après avoir adressé à l’ancien ministre de l’Éducation sa pétition, qui a rassemblé plus de 15.000 signataires, l’association SOS Éducation vient pour sa part de déposer une requête en annulation au Conseil d’État contre la circulaire Blanquer.

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