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Un garçon de 5 ans devient le symbole de l'horreur du conflit syrien
©DR

Dramatique

Un garçon de 5 ans devient le symbole de l'horreur du conflit syrien

Les images d'Omran Daqneesh ensanglanté ont déjà été partagées des milliers de fois sur les réseaux sociaux.

Le mercredi 17 août, dans les faubourgs d'Alep, Omran Daqneesh a été extirpé d'un immeuble visé par une frappe aérienne du régime. Quatre autres enfants, une femme et deux jeunes hommes ont été blessés dans l'attaque, selon un médecin interrogé par The Telegraph.

Le garçonnet a été transporté à l'arrière d'une ambulance à l'hôpital M10. Le visage ensanglanté, le corps couvert des pieds à la tête de poussière, sur les photos le petit ne semble pas très bien comprendre ce qui se passe autour de lui.

Un vrai symbole de la bataille d'Alep

Le sauvetage d'Omran Daqneesh a été filmé par Aleppo Media Center, un groupe d'activistes présent sur les lieux. La vidéo a été mise en ligne sur YouTube et a déjà été visionnée par plus de 80 000 internautes. L'enfant est devenu un vrai symbole de la bataille d'Alep.


Syrie: Un enfant de cinq ans devient l’emblème...par 20Minutes

De plus, les images ont été relayées sur les réseaux sociaux. Ce jeudi 18 août, la photo initiale tweetée par Raf Sanchez, correspondant du Telegraph au Moyen-Orient, a été partagée par près de 13 000 personnes. Selon le journaliste, plusieurs activistes syriens diffusent, depuis, un photomontage où le jeune garçon fait figure de représentant de la rébellion auprès de la communauté internationale. La bataille d'Alep, la plus importante depuis le début du conflit en 2011, est cruciale pour le régime comme pour les rebelles.

Théâtre d'une escalade de la violence

La ville est toujours divisée entre quartiers tenus par les insurgés à l'est et quartiers contrôlés par les forces du régime syrien à l'ouest. La situation est devenue très grave après que les forces du régime ont pris en juillet le contrôle de la dernière route d'approvisionnement des zones rebelles. L'intensification des combats suscite une forte préoccupation pour le sort du 1,5 million de civils se trouvant dans la ville, dont 240 000 dans les quartiers tenus par les insurgés. «C'est, sans l'ombre d'un doute, l'un des conflits urbains les plus dévastateurs de notre époque», déplorait lundi 16 août dans un communiqué le président du Comité international de la Croix-Rouge, Peter Maurer. «Personne, ni aucun endroit, n'est à l'abri. Les bombardements sont constants, les habitations, les écoles et les hôpitaux étant tous en ligne de mire. Les gens vivent dans la peur.»

Lu sur 20 Minutes

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