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Les syndicats dénoncent le fait que l’administration pénitentiaire, selon eux, "cède sur tout".
Les syndicats dénoncent le fait que l’administration pénitentiaire, selon eux, "cède sur tout".
©Reuters

Comme une lettre à la poste

Un détenu de l'Orne parvient à se faire livrer un colis de 59 kilos pour Noël

Cette livraison a semble-t-il provoqué un grand mécontentement chez les syndicats de surveillants de prison qui dénoncent une décision "loufoque et inadmissible".

En temps normal, les détenus des prisons françaises ne sont pas autorisés à recevoir des colis dont le poids dépasse cinq kilos. Cette réglementation ne fait évidemment pas l'objet d'un assouplissement pendant la période des fêtes de fin d'année… à une exception près.  Malgré les consignes de sécurité en vigueur dans les établissements pénitentiaires, un braqueur multirécidiviste incarcéré à la prison d'Alençon Condé-sur-Sarthe a pu recevoir sans complications un coli dépassant de loin le poids autorisé. Le quotidien Ouest-France rapporte que ce détenu vient de recevoir un colis de 59 kg contenant surtout de la nourriture, mais qui n'aurait fait l'objet d'aucune fouille.

Cette livraison a semble-t-il provoqué un grand mécontentement chez les syndicats de surveillants de prison : "Une décision loufoque ! Inadmissible et incompréhensible !", qui profite à "un caïd libérable en 2052", lance un responsable du syndicat Force Ouvrière. "Rien n’a été fouillé", assure quant à lui Emmanuel Baudin, secrétaire interrégional de Force ouvrière pénitentiaire.

Les syndicats dénoncent le fait que l’administration pénitentiaire, selon eux, "cède sur tout", et ils n'hésitent pas à partager différentes  anecdotes pour attester de ce climat de laxisme. "Vendredi dernier, des détenus ont bloqué les ateliers de travail, réclamant une prime de Noël… Ils se sentent chez eux",  rapporte un responsable syndical, cité par 20 Minutes. 

"Cet individu qui en 2009 s'est évadé de Moulins avec des explosifs et en prenant en otage des Personnels de surveillance mérite-t-il de telles faveurs?", s'interrogent également les surveillants de prison. 

Lu sur 20 minutes

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