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Un avion militaire russe abattu par la Turquie à la frontière syrienne, Vladimir Poutine parle d'un "coup de poignard dans le dos"
©Reuters

Crise

Un avion militaire russe abattu par la Turquie à la frontière syrienne, Vladimir Poutine parle d'un "coup de poignard dans le dos"

Ankara affirme que le bombardier avait violé son espace aérien. Des rebelles turkmènes assurent avoir abattu les deux pilotes.

Les tensions diplomatiques risquent de grimper subitement. Un avion militaire russe a été abattu par la Turquie, ce mardi, près de la frontière syrienne. Selon Ankara, il violait l'espace aérien de la Turquie et avait été rappelé à l'ordre "dix fois" avant d'être abattu. De son côté, Moscou affirme que son avion n'avait pas franchi la frontière aérienne. L'armée turque a transmis les images radars à CNN.
 

 


Le SU-24, touché par un missile, s'est écrasé dans les montagnes tandis que les deux pilotes ont pu s'éjecter. On est, pour le moment, sans nouvelles d'eux. Selon certains médias, un des deux aurait été capturé par les rebelles. Juste après cet incident, le Premier ministre turc, Ahmet Davutoglu a décidé de saisir l'Otan et l'ONU alors qu'une sévère crise diplomatique se profile à l'horizon avec la Russie. Ce n'est pas la première fois que la Turquie accuse Moscou d'empiéter sur son espace aérien. Les chasseurs qui s'activent en Syrie, de l'autre côté de la frontière, franchissent régulièrement la frontière, causant plusieurs incidents entre les deux pays. Le 3 octobre, un avion russe avait ainsi été forcé par les forces turques de quitter son territoire. La Russie avait alors évoqué des "mauvaises conditions" météorologiques. "La Fédération de Russie serait considérée responsable de tout événement non voulu" avait alors prévenu les autorités turques.

Dans les faits, de nombreux opposants à Bachar el-Assad sont basés à la frontière entre la Syrie et la Turquie et n'hésitent pas à se réfugier en territoire turc pour échapper aux bombardements russes. De son côté, Ankara est totalement hostile au maintien du président syrien. Le ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, devait se rendre mercredi en Turquie.

"La perte d'aujourd'hui est un coup de poignard dans le dos qui nous a été porté par les complices des terroristes", a déclaré Vladimir Poutine lors d'une conférence de presse en présence du roi de Jordanie Abdallah II. "D'importantes quantités de pétrole sont écoulées par les insurgés syriens via la Turquie", a-t-il dénoncé. De son côté, le premier ministre turc, Ahmet Davutoglu, a estimé : "Tout le monde doit savoir qu'il est de notre droit internationalement reconnu et de notre devoir national de prendre toutes les mesures nécessaires contre quiconque viole notre espace aérien ou nos frontières".

Sur son compte Twitter, le président du Conseil européen, Donald Tusk, a appelé au calme. "En cette heure périlleuse, après la destruction d'un avion russe, tout le monde devrait garder la tête froide et rester calme".

 

Des rebelles turkmènes ont assuré à l'agence de presse turque Dohan, avoir abattu les deux pilotes. "Les deux pilotes ont été récupérés, morts. Nos camarades ont ouvert le feu et les ont abattus en l'air", aurait expliqué Alpaslan Celik, commandant adjoint d'une brigade turkmène, à Reuters.

 

Lu sur FranceTv Infos

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