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Alain Juppé est candidat à la primaire UMP
Alain Juppé est candidat à la primaire UMP
©Reuters

Droit dans les yeux

UMP : Alain Juppé "n'est pas en guerre contre Sarkozy"

Le maire de Bordeaux a répondu aux lecteurs du Parisien. Les réformes en cours, ses idées, ses ambitions, il balaie de nombreux sujets dans cet entretien publié ce jeudi matin.

Alain Juppé a changé. Avant il ne raffolait pas de ces échanges directs avec les Français. Désormais, il semble y prendre un certain plaisir. Ainsi, le maire de Bordeaux a répondu aux questions des lecteurs du Parisien dans un entretien publié ce jeudi matin. Un long échange pour balayer de nombreux sujets. Et il commence d'abord par dire qu'il faut réduire le nombre d'élus. "Il y a 577 députés et 348 sénateurs, plus de 900 au total. C'est évidemment beaucoup trop" même si "ce n'est pas ce qui va nous permettre de rééquilibrer les comptes publics ! Mais il faut le faire. C'est un bon signal". 

Puis Alain Juppé expose ses idées. En matière de travail, un mot revient : "souplesse". "Je suis favorable à l'assouplissement de la législation sur la durée du travail, et donc à la suppression des 35 heures. Elles constituent un cadre trop rigide, inadapté aux contraintes économiques et aux attentes des salariés, qui ont envie de travailler autrement, d'avoir des plages horaires différentes. On a besoin de souplesse, et cette souplesse passe par la négociation au sein de l'entreprise ou au niveau de la branche, avec des contreparties claires pour les salariés" a-t-il expliqué. Critiquant au passage la méthode du gouvernement sur le dossier des professions réglementées qui n'ont "pas été consultées" selon lui, le maire de Bordeaux estime qu'il "faut agir sur le coût du travail, sur sa durée et sur le Code du travail. Mais il ne faut pas trop charger la barque en matière de réformes. Le smic est précieux pour des millions de Français, et surtout il a une incidence sur les salaires qui sont juste au-dessus".  

Sur la suppression de la première tranche d'impôts, Alain Juppé estime que le gouvernement a fait une erreur. "Supprimer cette tranche purement et simplement, c'est un mauvais signal, qui déresponsabilise. Ce qu'il faut dans notre système de protection sociale, auquel je suis attaché, c'est au contraire davantage de responsabilité, et le paiement de l'impôt est un élément important. Il faut que ceux qui ont plus participent davantage, bien sûr, mais aujourd'hui on a une tranche marginale à 45 %, ce qui est important" indique-t-il.

Concernant les retraites, le maire de Bordeaux affirme clairement que "la réforme des retraites, c'est toujours un peu douloureux, mais c'est nécessaire". "Nous n'échapperons pas à un recul de l'âge légal du départ à la retraite. Il faudra aller, au fur et à mesure de l'allongement de l'espérance de vie, vers 65 ans. C'est la seule façon de rééquilibrer le système, sauf à verser des retraites au rabais" a-t-il soutenu.

Interrogé sur son âge, Alain Juppé a répondu avec humour : "L'âge est un inconvénient, encore qu'il y a des jeunes cons et des vieux cons. Vous connaissez la chanson de Brassens... Mais l'expérience ça compte aussi. L'amateurisme en politique est parfois dangereux". Quant à sa rivalité avec Nicolas Sarkozy, il s'est défendu : "Moi, je ne suis pas en guerre contre Nicolas Sarkozy". Enfin, il a rappelé la nécessité de primaires ouvertes en 2016 et a affirmé combattre les idées du Front national : "je ne vois aucune idée du FN qui soit de nature à me convaincre ou me séduire". L'opération séduction d'Alain Juppé est cette fois bien lancée. 

Lu sur Le Parisien

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