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Ukraine : les combats continuent, les deux camps s'accusent de violer le cessez-le-feu
©REUTERS/Yannis Behrakis

Qui tire sur qui ?

Ukraine : les combats continuent, les deux camps s'accusent de violer le cessez-le-feu

Kiev assure avoir subi "112 attaques dans les dernières 24 heures". L'armée ukrainienne ne compte donc pas retirer ses armes lourdes de sitôt.

L'armée ukrainienne n'est pas prête de retirer ses armes lourdes de la ligne de front à l'est du pays. "Comment peut-on retirer les armes si les rebelles tentent de nous attaquer avec des chars et qu'ils tirent sur nous en permanence ?",  s'est en effet interrogé Vladislav Selezniov, un porte-parole de l'armée ukrainienne, ce lundi 16 février. Car au lendemain de l'entrée en vigueur d'un nouveau cessez-le-feu en Ukraine, des combats continuent autour de la ville stratégique de Debaltseve, où se trouvent plusieurs milliers de soldats ukrainiens menacés d'encerclement.

Les séparatistes, qui tentent de prendre le contrôle de ce nœud ferroviaire stratégique, "ne respectent pas le cessez-le-feu", a assuré un autre porte-parole militaire ukrainien, Anatoli Stelmakh. Par ailleurs, selon le ministre ukrainien des Affaires étrangères, l'Ukraine aurait subi "112 attaques dans les dernières 24 heures" et au moins cinq soldats ukrainiens auraient été tués dans les combats depuis le début de cette nouvelle trêve. En visite ce lundi à Sofia, Pavlo Klimkine a accusé "des terroristes de Donetsk et de Lougansk", sans s'en prendre directement aux séparatistes prorusses, d'avoir commis des "tirs de mortier et de (roquettes) Grad". 

"Nous sommes pleinement engagés dans le respect des accords de Minsk. Pour nous, c’est la seule voie possible pour le pays", a-t-il ajouté, relevant que "malheureusement, la situation reste extrêmement tendue". "Il est nécessaire maintenant de cesser les tirs, de retirer l’artillerie lourde et de commencer l’échange des prisonniers, de façon à ce que l’aide humanitaire puisse arriver jusqu’aux gens et qu’ils reçoivent au moins des médicaments et de la nourriture, et que nous puissions recommencer le processus politique", a-t-il ajouté. De leur côté, les sépartistes accusent également l'armée ukrainienne de violer le cessez-le-feu. 

Les accords conclus à Minsk la semaine dernière prévoyaient un retrait des armes lourdes du côté ukrainien et du côté des séparatistes pro-russes dans les 48 heures suivant l'entrée en vigueur du cessez-le-feu.

Ce lundi, l'Union européenne a publié une nouvelle liste de personnes et entités sanctionnées pour leur implication dans la guerre en Ukraine, qui a déjà coûté la vie à plus de 3 500 personnes, selon les derniers chiffres de l'ONU. Parmi ces personnes visées par un gel de leurs avoirs et une interdiction de voyager dans l'UE, aparaissent les noms d'Arkady Bakhin et Anatoly Antonov, respectivement premier vice-ministre et vice-ministre de la défense. L'UE les accuse de contribuer à "soutenir le déploiement de troupes russes en Ukraine". Furieuse, Moscou a dénoncé des sanctions "incohérentes et illogiques".

Lu sur Le Monde

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