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Ukraine : la Grande-Bretagne soupçonnée de mener un double jeu concernant les sanctions envers la Russie
©Reuters

Soupçons

Ukraine : la Grande-Bretagne soupçonnée de mener un double jeu concernant les sanctions envers la Russie

Un document compromettant a été photographié faisant état de la double position de David Cameron, alors que débute jeudi le sommet de Bruxelles.

L'ambiance risque d'être étrange jeudi au sommet de Bruxelles suite aux révélations de la presse britannique. Un photographe a saisi avec son téléobjectif un cliché d'un document officiel qui fait état de contradictions sur le dossier de la crise en Ukraine. 

Ce document pris en photo lundi dans la main d'un conseiller arrivant à Downing Street pour assister à une réunion du Conseil de sécurité nationale est pris très au sérieux par la presse britannique et les dirigeant de l'opposition, principalement les travaillistes. Cette note indique que l'Europe serait moins capable de réagir que les Etats-unis face à l'offensive russe en Ukraine. 

Une phrase vient particulièrement jeter le trouble sur les intentions de la Grande-Bretagne envers les intérêts russes. Il est écrit que le pays ne  "prend pas en charge, pour le moment, des sanctions commerciales ... et ne ferme pas le centre financier de Londres aux Russes." Le gouvernement de David Cameron est dès lors soupçonné d'appliquer un double langage sur le dossier de l'Ukraine puisque ce dernier menace officiellement Vladimir Poutine de "conséquences économiques, politiques, diplomatiques et autres". 

Mais ce n'est pas tout, le texte dactylographié recommande également de "décourager toute discussion de représailles militaires auprès de l'OTAN". Rappelons que la Grande-Bretagne est un acteur clé de la bonne relation entre l'Ukraine et la Russie puisqu'elle a signé avec ces deux pays ainsi qu'avec les Etats-Unis, le mémorandum de Budapest en 1994, qui impose de protéger l'intégrité territoriale de la Russie. 

Au Parlement britannique, ce mardi, le représentant de l'opposition en charge des affaires étrangères Douglas Alexander a réclamé "plus de clarté dans la réponse du gouvernement", demandant si "des sanctions économiques sont-elles toujours sur la table?". Embarrassé, le chef de la diplomatie britannique William Hague a répondu que oui et précisé "qu'un document partiellement photographié ne saurait être une indication de la politique du gouvernement". L'Europe apparaît déjà désunie avant de débuter ce sommet. 

Lu sur EUobserver

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