Turquie : "Mêlez-vous de vos affaires" lance Erdogan aux Occidentaux | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
International
Turquie : "Mêlez-vous de vos affaires" lance Erdogan aux Occidentaux
©Reuters

Sec

Turquie : "Mêlez-vous de vos affaires" lance Erdogan aux Occidentaux

Alors qu'Ankara procède à d'importantes purges dans l'armée, les médias et les entreprises, les critiques se multiplient.

Le "coup de balai" se poursuit en Turquie, deux semaines après le putsch raté contre le président turc Recep Tayyip Erdogan. Après l'armée, la justice, la police, les médias ou encore l'enseignement, ce sont désormais les entreprises qui sont visées par les purges du gouvernement. Mustafa Boydak, grand entrepreneur, a ainsi été arrêté avec deux dirigeants de son groupe. Des mandats d'arrêts ont aussi été délivrés contre des proches, tous accusés d'être des partisans du prédicateur Fethullah Gülen. Déjà 18 000 personnes ont été placées en garde à vue dans le pays.

Des purges qui ont provoqué l'inquiétude et les critiques des occidentaux. "Il ne fait aucun doute que les mesures sont profondément préoccupantes" déclarait ainsi Berlin, la semaine dernière. "Il ne fait pas de doute que cela va rendre la coopération plus difficile avec les Turcs" a expliqué de son côté le directeur américain du Renseignement James Clapper. Lors d'une réunion politique, tenue ce vendredi, Recep Tayyip Erdogan a balayé d'une main toutes ces critiques. "L'attitude de beaucoup de pays et de leurs représentants sur la tentative de coup d'État en Turquie est une honte" a-t-il lancé. "Tout pays et tout dirigeant qui ne se préoccupe pas autant de la vie du peuple turc et de notre démocratie que de la vie des putschistes n'est pas notre ami." Et de conclure, vertement : "Certains nous donnent des conseils. Ils se disent inquiets. Mêlez-vous de vos affaires!"

Lu sur le Figaro

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !