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Transition énergétique : le Sénat soutient le nucléaire
©Reuters

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Transition énergétique : le Sénat soutient le nucléaire

François Hollande s'était engagé à réduire de 75% à 50% de la part de l'électricité d'origine nucléaire d'ici à 2025.

Si le "projet de loi relatif à la transition énergétique pour la croissance verte" adopté au mois d'octobre en première lecture par les députés remettait en question la place du nucléaire, celui-ci fait actuellement son grand retour au Sénat. Du mardi 10 au jeudi 19 février, les sénateurs doivent examiner un texte dans lequel le nucléaire aura à nouveau toute sa place, et procéderont à un vote solennel le 3 mars. Mettant à mal le projet de Ségolène Royal qui visait à établir un "nouveau modèle énergétique" ce texte est soutenu par l'opposition majoritaire au Sénat. 

Modifié dans sa structure par plusieurs amendements de la commission du développement durable et de celle des affaires économiques après les travaux du Sénat, ce texte prévoit  désormais de "réduire la part du nucléaire dans la production d’électricité sous réserve de préserver l’indépendance énergétique de la France et de maintenir un prix de l’électricité compétitif". Le premier texte adopté à l'Assemblée avait été élaboré conformément à l'engagement de François Hollande de réduire de 75% à 50% de la part de l'électricité d'origine nucléaire d'ici à 2025.

Cité par le journal le Monde, le sénateur UMP de l’Eure et rapporteur de la commission des affaires économiques, Ladislas Poniatowski, estime que "le nucléaire est un atout pour la France et, parce qu’il est une énergie totalement décarbonée, un allié objectif de la transition énergétique". Le sénateur veut défendre "une diversification progressive et maîtrisée de notre mix électrique". "Il est irréaliste de décréter le niveau qu’atteindra cette consommation en 2050" ajoute-t-il.

Pour la majorité, cette modification du projet soutenu par le gouvernement doit être combattue sans concessions. "S’il y a un recul sur la baisse du nucléaire à 50 % en 2025 et sur le plafonnement, nous ne soutiendrons pas le texte" prévient Denis Baupin, vice-président (EELV) de l’Assemblée nationale, cité par le Monde. "L’objectif de 2025 doit être maintenu et non pas renvoyé aux calendes grecques, car il permet de mobiliser les acteurs publics pour développer les énergies renouvelables et diversifier le bouquet énergétique" estime quant à lui Roland Courteau, sénateur de l’Aude et coordinateur du groupe socialiste pour les travaux de ce texte.

Lu sur Le Monde

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