La Syrie torture Facebook | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
International
La Syrie torture Facebook
©

Répression

La Syrie torture Facebook

Le régime de Bachar el Assad aurait obtenu par la force les mots de passe des pages qui soutiennent le mouvement de contestation.

Cela fait maintenant 7 semaines qu'un vaste mouvement de contestation du pouvoir agite la Syrie. Plus de 757 civils auraient été tués dans la répression des opposants de Bachar el Assad. 9 000 personnes seraient toujours détenues suite à leur participation aux manifestations, et de nombreux actes de torture auraient été commis dans les prisons syriennes, particulièrement sur les utilisateurs de Facebook qui utilisent le réseau social pour relayer le mouvement.

Damas cherche à étouffer le mouvement démocratique en le privant de tous ses moyens de communication. Les autorités syriennes ont d'abord coupé les réseaux de téléphonie mobile dans les foyers les plus actifs de la contestation, notamment grâce à la technologie iranienne que Téhéran avait utilisée pour faire taire les manifestants en 2009. Facebook est également visé, et Damas aurait utilisé "la plus sévère torture" pour obtenir les mots de passe donnant accès aux pages (et aux noms) qui soutiennent la contestation.

La méthode aurait eu les effets escomptés. Le régime syrien s'est targué, ce mardi 10 mai, d'avoir repris la main. "Je pense que le moment le plus dangereux est désormais derrière nous", disait une conseillère du président el Assad.

Depuis plusieurs jours, les vidéos des manifestations à Baniyas et à Homs se raréfient effectivement sur Internet. La contre offensive de l'armée s'est également intensifiée dans ces deux villes que les journalistes peuvent difficilement rejoindre. Homs aurait même subi des bombardements ce mercredi.

Lu sur The Telegraph

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !