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Syrie : percée importante du régime à Alep
©REUTERS / Ammar Abdullah

Guerre

Syrie : percée importante du régime à Alep

Le régime syrien semble progresser, alors que la situation humanitaire semble plus atroce que jamais.

Les troupes du régime syrien semblent avancer rapidement dans les bastions rebelles d'Alep, et accentuent l'offensive terrestre et aérienne, et ce dans un contexte de grave crise humanitaire alors qu'Alep-Est est assiégé. La reprise d'Alep-Est, aux mains de la rebéllion depuis 2012, serait une victoire importante pour le régime. La communauté internationale, concentrée sur la menace de l'État islamique, semble impuissante à la trouver une alternative au régime de Bachar Assad, soutenu par la Russie, l'Iran et son allié le Hezbollah. 

Selon l'AFP, les bombardements ne cessent sur le secteur depuis 10h heure locale, et au moins cinq civils ont d'ores et déjà péri dans la journée, d'après l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Les troupes du régime seraient entrain de consolider leurs positions dans le quartier de Massaken Hanano, au nord-est d'Alep, pénétré pour la première fois par les forces du régime ce dimanche. Le régime aurait également chassé les rebelles d'une ancienne zone industrielle du nord-est. 

"Il s'agit de la plus importante percée du régime dans les quartiers rebelles jusqu’à ce jour", a déclaré le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane. La prise de Massaken Hanano permettrait d'"avoir en ligne de mire plusieurs autres zones rebelles" et "d'être en mesure de séparer celles du nord du reste". Elle serait de plus une victoire symbolique car il s'agit du premier quartier dont les rebelles se sont emparés en 2012. 

Du côté des civils, la situation semble plus grave que jamais. Plus de 100 civils sont déjà morts dans les bombardements, et l'OMS rapporte qu'il n'y a plus aucun hôpital en service dans la partie assiégée de la ville. Selon Staffan de Mistura, d'ici Noël, "vous pourriez avoir 200 000 personnes fuyant vers la Turquie, ce qui serait une catastrophe humanitaire." 

Lu sur TV5 Monde

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