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Les super-ordinateurs donnent le vertige

Cette année, le super-ordinateur le plus puissant du monde est japonais. Il est capable de réaliser pas moins de 8,162 millions de milliards d'opérations par seconde. Un espoir pour la recherche.

A peine trois mois après le tremblement de terre et la catastrophe de Fukushima, le Japon retrouve de quoi soigner son orgueil. Le pays reprend en effet le titre de l'ordinateur le plus puissant du monde, perdu en 2004, remis lundi à Hambourg par la 37e International Supercomputing Conference (Conférence Internationale sur les super-calculateurs). 

Le K, calculateur surpuissant 

Produit par la firme Fujitsu et le centre de recherche Riken, le "K" compte pas moins de 68 544 processeurs. Il est capable de réaliser pas moins de 8,162 millions de milliards d'opérations par seconde. Le K devrait être exploité dès novembre 2012. Le but affiché est de lui faire dépasser la barre des 10 millions de milliards d'opérations par seconde.

Fujitsu et Riken expliquent que cet exploit "résulte de l'intégration dans le super-calculateur K d'un nombre massif de processeurs, des méthodes d'interconnectivité qui les unit et du logiciel capable de faire ressortir les meilleures performances du matériel."

Le projet nippon devance un ordinateur chinois, vainqueur l'an dernier, et un appareil américain, qui occupait jusqu'ici la seconde place. Durant les 37 années du classement Top 500, les trois pays sont les seuls à avoir été capables de décrocher le titre. Sur son blog, le journaliste scientifique de Libération, Sylvestre Huet, note que seul un super-calculateur français, le Tera-100, s'est classé dans le top 10.

La Chine compte 62 supercalculateurs dans le top 500. Seuls les Etats-Unis en possèdent davantage.

Un superordinateur, pour quoi faire ?

Le développement fulgurant des capacités des superordinateurs irait même plus vite que la fameuse "Loi de Moore", qui veut que la puissance des microprocesseurs double tous les dix-huit mois à coûts constants. 

Il faut en effet savoir qu'en astronomie, en génétique, ou encore en océanographie, le nombre de données à traiter ne cesse d'augmenter. Les superordinateurs sont là pour s'adapter à ces nouveaux besoins. Comme l'explique Science Daily, ils peuvent être utilisés dans les domaines où les interactions entre un nombre très élevé de données doivent être calculées, dans des champs de recherche aussi variés que la génétique, les effets graphiques des jeux vidéos, ou l'industrie pharmaceutique. 

Pour certains pays, la possession de superordinateurs a aussi une valeur de message diplomatique. C'est le cas de l'Iran, qui a affirmé il y a quelques mois avoir mis au point deux superordinateurs assez puissants pour prendre place dans le Top 500. Une façon de dire que, même avec l'embargo qui interdit aux firmes américaines de lui, vendre des microprocesseurs, l'Iran a été parfaitement capable de se produire les pièces nécessaires au marché noir.

Lu sur l'AFP

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