Suède : la police admet avoir dissimulé une quinzaine d'agressions sexuelles survenues lors d'un festival | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
Europe
Suède : la police admet avoir dissimulé une quinzaine d'agressions sexuelles survenues lors d'un festival
©

Rétention d'information

Suède : la police admet avoir dissimulé une quinzaine d'agressions sexuelles survenues lors d'un festival

Près de 100 hommes, majoritairement étrangers, auraient été arrêtés pour ces agressions commises en 2014 et 2015, et aucune condamnation n'a été prononcée depuis.

La police suédoise a reconnu ce lundi avoir caché une quinzaine d'agressions sexuelles commises lors d'un festival de musique, selon le quotidien Dagens Nyheter. Près de 100 hommes, majoritairement étrangers, auraient été arrêtés pour ces agressions survenues lors des éditions 2014 et 2015 du festival "We Are Sthlm". Ces informations sont dévoilées alors que la police allemande est elle aussi accusée d'avoir dissimulé l'ampleur des agressions sexuelles commises par des demandeurs d'asile le soir du nouvel an, notamment dans la ville de Cologne. 

"Nous aurions certainement dû révéler cette information, ça ne fait pas de doute. Pourquoi ça ne s'est pas fait ? Nous ne le savons tout simplement pas. Nous savons que près de cent hommes ont été à l'époque placés en garde à vue pour avoir agressé une quinzaine de jeunes filles", a expliqué un porte-parole de la police, Varg Gyllander, cité par l'AFP.

En 2014 comme en 2015, la police avait évoqué "relativement peu de délits et de personnes interpellées comparé au nombre des participants", a-t-il ajouté. "Je ressens une très forte colère en voyant que des jeunes femmes ne peuvent pas aller à un festival de musique sans se faire importuner, harceler sexuellement et attaquer", a déclaré le Premier ministre Stefan Löfven, qui estime que le silence de la police est "un problème de démocratie" pour son pays.

Selon le journal Dagens Nyheter, les suspects arrêtés pour ces agressions étaient en grande partie des demandeurs d'asile mineurs non accompagnés. La police a également précisé qu'aucune condamnation n'a été prononcée depuis les faits. 

Lu sur Le Point

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !