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Salon de l’Agriculture : Manuel Valls accueilli avec des "échanges rugueux", deux jours après la visite houleuse de François Hollande
©Reuters

Visite à risques

Salon de l’Agriculture : Manuel Valls accueilli avec des "échanges rugueux", deux jours après la visite houleuse de François Hollande

Le Premier ministre n'a pas exclu de légiférer "davantage" mais a appelé "les professionnels à se réorganiser".

Une visite sous haute tension. Manuel Valls se rend ce lundi 29 février au Salon de l'Agriculture, alors que samedi, François Hollande avait été copieusement hué par des agriculteurs en colère. Le chef du gouvernement a été accueilli par Xavier Beulin, le président de la Fédération nationale des syndicats des exploitants agricoles et le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll. Le Premier ministre doit notamment visiter le stand des bovins puis rencontrer des éleveurs autour d'un petit déjeuner. 

L'ambiance était plutôt calme lors de l'arrivée de Manuel Valls, mais les craintes de "débordements" ne sont pas réellement retombées. Stéphane Le Foll a été pris à parti plusieurs fois par des professionnels très en colère. Le locataire de Matignon a aussi eu un échange tendu avec un groupe d’éleveurs. "Vous êtes les pantins de l’Europe. C'est facile de se pavaner", lui a lancé un éleveur. "Si on ne vient pas, on est des trouillards, si on vient, on vient pour se pavaner", a rétorqué Manuel Valls. "Vous ne faites pas avancer les choses".

Plus tard dans la matinée, le chef du gouvernement a affirmé que "le dialogue est rugueux parce qu'on pose tous les problèmes sur la table. Mais il y a urgence et nous essayons d'avancer. Nous sommes à l'écoute du monde agricole, nous entendons leurs inquiétudes, leur souffrance, et parfois leur désespoir", a affirmé Manuel Valls. Le Premier ministre a rappelé les mesures prises par le gouvernement pour aider les agriculteurs, notamment une forte baisse des cotisations sociales. "A notre niveau nous agissons mais il faut d'abord que les professionnels se réorganisent. Ils savent qu'il n'y a pas de solution facile et toute faite et que les messages de démagogie ne font pas avancer."

Le chef du gouvernement n'a pas fermé la porte à d'autres mesures. "S'il faut légiférer pour encadrer davantage, nous le ferons, mais j'appelle tous les secteurs des filières à se mettre en mouvement". 

>>>> A LIRE AUSSI : Salon de l'agriculture : et au fait, quelle responsabilité des agriculteurs eux-mêmes dans la crise agricole ?

Lu sur le Parisien

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