Robert Ménard condamné pour "provocation à la haine et la discrimination" | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
Politique
Robert Ménard condamné pour "provocation à la haine et la discrimination"
©PASCAL GUYOT / AFP

Justice

Robert Ménard condamné pour "provocation à la haine et la discrimination"

En septembre 2016, déclaré qu'il y avait trop d'enfants musulmans dans les écoles de Béziers.

Le maire de Béziers Robert Ménard, proche du Front national, a été condamné aujourd'hui à 2000 euros d'amende pour "provocation à la haine et la discrimination" pour avoir déclaré qu'il y avait trop d'enfants musulmans dans les écoles de sa ville.

En effet, le 1er septembre 2016, l'élu était poursuivi pour avoir publié sur Twitter le 1er septembre 2016 le message suivant : "#rentréedesclasses: la preuve la plus éclatante du #GrandRemplacement en cours. Il suffit de regarder d'anciennes photos de classe". Il est également visé pour avoir déclaré sur LCI le 5 septembre : "Dans une classe de centre-ville de chez moi, 91% d'enfants musulmans. Évidemment que c'est un problème". La "provocation à la haine" est passible d'un an de prison et de 45.000 euros d'amende.

Le tribunal correctionnel a accordé entre un euro symbolique et mille euros de dommages et intérêts et mille euros de frais de justice à sept associations antiracistes parties civiles, dont la LICRA, le MRAP, la Ligue des droits de l'Homme, SOS racisme et la Maison des potes.

Le procureur avait requis 1800 euros d'amende contre l'édile considérant que ce dernier avait "montré du doigt des gosses" qu'il décrit comme un poids pour la communauté nationale. "Il les réduit à leur religion, peu importe qu'ils aient la nationalité française ou ne pratiquent pas cette religion", avait-il dénoncé. L'avocat de Robert Ménard avait plaidé la relaxe en appelant le tribunal à ne pas prononcer "une peine de mort de la liberté de penser". 

Lu sur Le Figaro

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !