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Révélations du New York Times : Facebook est accusé de basses tactiques concernant les relations publiques
©GERARD JULIEN / AFP

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Révélations du New York Times : Facebook est accusé de basses tactiques concernant les relations publiques

La rédaction du "New York Times" révèle les méthodes de communication et de lobbying pour répondre aux différents scandales de ces derniers mois.

Facebook est confronté à une nouvelle polémique concernant les méthodes utilisées pour discréditer ses détracteurs, nuire aux entreprises rivales et minimiser les difficultés de l'entreprise. Le New York Times a publié un compte-rendu complet des méthodes utilisées par Facebook et une firme de relations publiques pour "nier et détournere les critiques". 

L'enquête de la rédaction américaine dévoile que Facebook a exhorté les journalistes à rechercher les liens financiers entre le milliardaire George Soros et un mouvement anti-Facebook. L'entreprise aurait tenté de discréditer les manifestants anti-Facebook comme étant antisémites. 

Le réseau social aurait également ordonné la publication d'articles désobligeants envers ses principaux concurrents. Facebook aurait également édulcoré les messages sur l'ingérence russe dans les élections et a été lent à réagir. 

Mark Zuckerberg a déclaré que ni lui ni la directrice des opérations, Sheryl Sandberg, n’avaient été "au courant" des actions de la firme de relations publiques Definers. Le dirigeant a précisé Facebook ne travaillerait plus avec la société qui avait porté de lourdes accusations contre George Soros.

Selon le New York Times, les dirigeants de Facebook étaient mécontents que le responsable de la sécurité de l'information du réseau social, Alex Stamos, ait demandé à une équipe d'enquêter sur l'ingérence électorale russe sans la moindre approbation. Facebook a déclaré ne pas avoir nommé la Russie dans un document de recherche sur l'ingérence électorale, estimant que les services de renseignement américains étaient "les mieux placés pour déterminer la source". Le réseau social a déclaré qu’elle n’avait jamais découragé ses experts en sécurité d’enquêter sur l’ingérence électorale.

Selon des révélations du New York Times, Facebook était responsable de dizaines d'articles critiquant Apple et Google pour leurs pratiques commerciales. Les articles ont été publiés sur le site d'informations conservateur NTK Network, qui partage le personnel et les bureaux avec la société de relations publiques Definers. Même si NTK n’est pas très connu du grand public, les articles de ce site sont souvent repris par des plateformes plus vastes comme Breitbart.

Après un article du New York Times révélant que Facebook avait passé des accords non déclarés avec des fabricants de téléphones afin de partager des données d'utilisateur avec eux, la société avait également mis en place des groupes de discussion. L’une des méthodes testées indiquait que Google avait conclu des accords de partage de données similaires avec les fabricants de téléphones.

Les investigations de la rédaction américaine dévoilent également que Facebook a exhorté le personnel à n'utiliser que des appareils Android, après les critiques de Tim Cook, le patron d'Apple, envers Facebook.

Le journal a également laissé entendre que Facebook avait eu du mal à trouver une solution après la publication d'un message de Donald Trump en 2015, appelant à une interdiction de l'immigration musulmane.

Facebook a déclaré avoir mis fin à sa relation avec Definers et n'avoir jamais caché son travail avec le cabinet de conseil.

Le New York Times vient donc de dresser un constat saisissant sur la négligence et la mauvaise gestion de la part des dirigeants de Facebook, mais également sur une tactique profondément discutable dans la lutte pour la protection de l’image de l'entreprise.

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